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Petite Touche : histoire du bout des doigts

Album
à partir de 7 ans
: 9782226325396
17.50
euros

L'avis de Ricochet

Dès la couverture on est séduit par le raffinement de l’illustration propre à Frédéric Clément. Les tonalités, la mise en page, le dessin mystérieux de cette fillette aux beaux atours portant des baskets rouges qui étonnent, chapeautée d’un oiseau extraordinaire, mélange de paon aux plumes ocellées et de corbeau, ainsi que les petits objets précis qui encadrent le dessin, tout cela signe le style de cet auteur-illustrateur amoureux du rêve et de la poésie et nous installe dans une atmosphère de conte.

Deux histoires s’entremêlent, celle de Petite Touche, jeune aveugle qui s’ennuie délicieusement pendant les vacances de Noël et celle de l’oiseau Bec d’Or/Corbillard. Le récit s’intéresse d’abord à l’amitié entre la fillette et l’oiseau. Aveugle, elle a développé un sens aigu du toucher et en échange des miettes et gourmandises diverses qu’elle offre au corbeau, celui-ci lui rapporte de menus trésors. Les deux histoires sont scandées par les échanges de messages codés par les objets divers ramassés par l’oiseau, alignés comme dans une boîte et la transcription en italique du message décodé que lit pour nous Petite Touche. Comme un calendrier de l’Avent, les rencontres mènent au miracle de Noël, le réconfort réciproque de l’oiseau et de l’enfant.

Le conte merveilleux développe l’histoire d’un marabout, grand échassier déplumé, qui a volé les chants des oiseaux. Ce thème fréquent, celui du jaloux, explique pourquoi et comment le corbeau est doté de cette voix détestable qu’on lui connaît et ce conte est porteur de la souffrance que ressent chacun des protagonistes.

Un bel album qui ravira les rêveurs et suscitera peut-être d’autres histoires, celles qu’on se raconte à partir des trésors accumulés au bord du chemin et auxquels Frédéric Clément, tour à tour Bec d’Or ou Corbillard, donne voix et lumière.

Présentation par l'éditeur


Petite Touche est une enfant qui ne voit pas mais qui a des doigts aussi sensibles que des moustaches de souris. Impatiente et joueuse, prête à tout imaginer, elle s’ennuie.
Un jour, un corbeau vient la voir et une complicité s’installe entre eux. À chaque visite, l’oiseau lui offre des bricoles, des bidules, des petits riens qu’elle touche et « lit » du bout des doigts… Ainsi, elle traduit l