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Le fils de l'Ursari

Roman
à partir de 12 ans
: 9782211230070
15.80
euros

L'avis de Ricochet

Mica, l'antique voiture de la famille de Ciprian (des Roms de la branche des Ursari dompteurs d'ours), refuse de démarrer. Cette triste nouvelle précipite ces gens du voyage dans les griffes de deux escrocs mafieux, qui leur font miroiter un avenir prometteur sur territoire français. Arrivés à Paris, père, mère et enfants emménagent dans un bidonville, entourés de familles semblables. Tous triment du matin au soir pour rembourser la dette des passeurs qui ne cesse d'augmenter. Pour s'évader de sa misère quotidienne, Ciprian observe Madame Baleine et Monsieur Enorme jouer aux « lèzéchek » dans le parc du « Lusquenbour ». Qui aurait pu se douter de la portée de cette passion sur cette famille ?

« Nous sommes les fils du vent et le monde est notre maison ». Cette phrase, pleine de sens et prononcée par Daddu, le père du héros, résume bien le décalage et l'incompréhension qui existent entre les gens du voyage et nous autres sédentaires. Avec beaucoup d'humanité, Xavier-Laurent Petit lève le voile sur le quotidien misérable de ces personnes déracinées aux regards vides, contraintes à faire la manche pour survivre. Le peu d'argent récolté sert à enrichir un système mafieux, en laissant les acteurs prisonniers d'une dette irremboursable. Une passion pour les échecs et d'heureuses rencontres vont permettre à Ciprian, héros très touchant, de sortir de cet engrenage. Le jeune homme apprend à lire (même le dictionnaire), ce qui lui donne la possibilité de s'intégrer, de trouver une place dans notre société. Si lui connaît un avenir prometteur, ce n'est pas forcément le cas pour les autres membres de sa famille… Un roman tout en nuances et sensibilité qui rend hommage aux petites gens, nos semblables, issus d'une autre culture si proche et si différente de la nôtre...

Présentation par l'éditeur

Quand on est le fils d’un montreur d’ours, d’un Ursari, comme on dit chez les Roms, on sait qu’on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis se réfugier à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d’argent à gagner.
Dès l’arrivée dans le bidonville, chacun se découvre