Aller au contenu principal

Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère?

Valérie le Plouhinec
Roman
à partir de 12 ans
: 9782358510790
13.90
euros

L'avis de Ricochet

Des litres d’encre – et de larmes – ont déjà coulé pour dire la douleur d’un divorce et l’angoisse des enfants à l’idée de voir leur famille se recomposer. Le roman de Susin Nielsen évoque toutefois le sujet avec une si agréable légèreté que sa lecture en devient absolument originale et attachante !

Les parents de Violette sont séparés. Son père vit désormais à Los Angeles avec Jennica et leurs petites jumelles, alors que sa mère tente de se relever du divorce en cumulant les « rencards en série ». En effet, malgré une copieuse liste d’échecs spectaculaires, Ingrid éprouve un « besoin incompréhensible d’avoir un homme dans sa vie ».
Dudley Wiener est la dixième conquête qu’Ingrid présente à ses filles depuis le départ de leur père. Violette ne sait plus à quel saint se vouer : « Cher Dieu, ou Allah, ou Bouddha, ou Zeus, ou qui que vous soyez, faites que tout se passe bien. Faites qu’il ne soit pas volage (Jonathan), ni radin (Alphonse), ni alcoolique (Carl), ni malsain (Guy), ni marié (Larry) ni, de manière générale, abruti (Dimitri, Paulo, Jake, Youri). »

L’analyse des prétendants est à se bidonner ! Et avec un nom de « saucisse de Francfort » associé à un look des plus ringards, Dudley s’annonce comme un loser de plus… alors que George Clooney répondrait aux critères idéaux que Violette a établis pour le nouvel homme de sa mère. L’adolescente n’envisage donc rien de moins que de caser sa maman avec le célibataire le plus convoité de la planète !

Bien sûr, l’hypothèse est si loufoque qu’elle ne pourra aboutir. Mais l’auteure réussit, à travers ce projet aussi déjanté qu’impossible, à dire le rôle inconcevable du « remplaçant » dans l’esprit d’un enfant déboussolé. De même, avec simplicité et tendresse, elle explique ce qui peut pousser les adultes à renouveler une expérience amoureuse, malgré la déconfiture de leur mariage : « Une part de douleur, ça fait partie de la vie. On ne peut pas arrêter de s’ouvrir aux autres et de prendre des risques par simple peur d’avoir mal ».

L'avis des internautes

Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs
le 11/18/2012 16:35

Je n'ai lu que le début de ce livre à l'occasion de l'exposition des livres de la Quinzaine Jeunesse dans mon collège, mais je regrette de ne pas pouvoir lire la suite car j'ai vraiment beaucoup aimé les premières pages, à la fois drôles mais aussi très légères,...
Ça a l'air d'un très bon roman !

Présentation par l'éditeur


Maman est arrivée avec un DVD et un sac de nourriture thaïe de chez Saswadee, comme tous les vendredis soir. Rosie a étalé une couverture devant la télévision, et j'ai disposé le repas dessus. C'était notre habitude immuable, toutes les semaines, et j'adorais ça. Car voyez-vous, le vendredi soir est la Soirée officielle des Femmes Gustafson. C'est LE soir de la semaine où maman est toujours libre