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Nelson, le coffret

Sélection des rédacteurs
Album
à partir de 5 ans
: 9782361934064
13.50
euros

L'avis de Ricochet

Sous une élégante couverture, noire et blanche, quatre petits livres malins nous présentent Nelson, un scottish terrier, à la moustache noire et à l’œil rond. Comme dans une méthode de langue, avec un sentiment parodique, Martine Perrin décline, l’apprentissage des nombres, l’environnement du personnage, les contraires et des jeux, en français et en anglais.

Cent Nelson, one hundred Nelsons, annonce son thème : livre à compter. L’auteure orchestre un jeu entre le nombre en chiffres et en lettres, en français et en anglais sur la page gauche, beau graphisme sur page colorée et les Nelson(s), noirs sur la page blanche, à droite qui s’empilent au fil de leur accroissement. Tout de suite, on est saisi par le jeu : comment faire entrer trois, cinq, dix, cent Nelson(s) sur une page ? Une seule solution, compter les yeux !
Le deuxième opuscule, Nelson et Cie, accumule les stéréotypes. Tous vêtus de tartan, il est entouré d’une famille écossaise classique, père, mère, enfants. L’univers de Nelson s’élargit et des possibilités narratives s’esquissent. Il est amoureux de Lady, une caniche rousse et ennemi de O’Maley, le chat. Les lecteurs feront le lien avec les dessins animés. Il adore la boulangère, déteste le facteur à scooter. Un désordre dans ses poils suffit à signaler sa colère, le mouvement fou de sa lutte avec les mouches traduit son hostilité : ce chien est vraiment très expressif ! La chute est savoureuse, Martine Perrin s’amuse… nous aussi.

Nelson les contraires, Nelson les jeux, livres 3 et 4 manifestent les mêmes qualités : Martine Perrin maîtrise l’espace. Elle invite à observer, scruter, chercher. Nelson se camoufle. Empreintes, formes, silhouettes, motifs ou aplats, jeux de profondeur et de contraste, l’ouvrage étonne avec le minimum. Au-delà du graphisme, les contraires (tome 3) entrainent dans une lecture fine des situations. « Nelson très, très loin » est un point minuscule au milieu de la page. « Nelson, très très près » est un énorme point. Au lecteur de voir, que c’est son œil ! Face au dinosaure, « Nelson est stupide ». Caché dans l’arbre, au dos du dinosaure « Nelson est malin », au lecteur de comprendre les sous-entendus. L’humour est omniprésent car Nelson a un sacré caractère, heureux dans la boue, malheureux sous la douche...
Le dépouillement des illustrations ; la bonne bouille du héros à quatre pattes ; les alternances entre les aplats de couleurs et le noir et blanc ; la mise en œuvre sous coffret qui forme un portrait ; l’humour ; le bilinguisme, peuvent toucher à un large public. Bel objet, plein d’espièglerie, pour le plaisir des petits et des grands.

Présentation par l'éditeur


Voici les aventures d’un chien malicieux dans quatre petits livres bilingues tout en carton :
- Cent Nelson
- Nelson & Cie
- Nelson, les contraires
- Nelson, les jeux