Aller au contenu principal
Espace publicitaire
Fermer

La nuit respire

Poésie
à partir de 13 ans
Réédition
: 9782841162598
15.00
euros

L'avis de Ricochet

Dans sa préface, l’auteur dit de la poésie qu'elle est « comme des lunettes. C’est pour mieux voir. » Pour y parvenir, le poète nous invite à la contemplation, à faire l’expérience de la sérénité, à la quête de l’authenticité, à oser l’insouciance, à appréhender la patience, vivre l’amour, rêver l’espoir, adopter la confiance et à étreindre la passion. On y croise des poèmes célébrant les valeurs des êtres et ceux qui chantent leur beauté intérieure. Quelques leitmotivs dont l’aube, synonyme notamment d’espoir. Il suffit de tendre l’oreille pour entendre la musique, note le poète chez qui on ne décèle aucune once de nombrilisme. Bien au contraire, sa générosité à prendre soin des autres et son inclination à se préoccuper de la marche du monde émanent du recueil. La poésie sert de tremplin vers l’imaginaire (et vice et versa) procurant ainsi une trêve voire une renaissance face aux écueils de la vie.

Les points cardinaux

Attendre
c’est la braise qui veille
dans un buisson de cendres
comme l’œil du chat

Donner
c’est la branche dénouée
et le fruit émouvant
que nourrit le silence

Rêver
c’est l’armoire aux bras fermés
sur les linges blancs
de la mémoire

Vivre
comme l’abeille prend
au pistil des flammes
sa rumeur gourmande

Dépouillés, les poèmes de Jean-Pierre Siméon ne s'embarrassent pas de superflus. Ils touchent en plein cœur. Dans la tonalité blanche et bleu nuit, les illustrations sobres d’Yann Bagot sont autant de tableaux insufflant une atmosphère proche de l’expressionnisme abstrait. Ces peintures offrent une pause et traduisent harmonieusement les émotions suscitées par les poèmes qu’elles accompagnent. Tel un manifeste, ce recueil incite le lecteur de tout âge à aiguiser son troisième œil et à affûter son sixième sens. Enfin, des poèmes qui suscitent l’envie de croquer la vie à pleines dents.

Présentation par l'éditeur

La différence

Pour chacun une bouche deux yeux
deux mains deux jambes

Rien ne ressemble plus à un homme
qu’un autre homme

Alors
entre la bouche qui blesse
et la bouche qui console

entre les yeux qui condamnent
et les yeux qui éclairent

entre les mains qui donnent
et les mains qui dépouillent

entre les pas sans trace
et les pas qui nous guident

où est la différence
la mystérieuse différence