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Sur la route d'Indianapolis

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 11 ans
: 9782210962484
11.90
euros

L'avis de Ricochet

En 1976, Lilian a onze ans, et très envie de raconter ses folles aventures à l’école. Malheureusement, son quotidien un peu terne en compagnie de son père ne l’aide pas… jusqu’à ce que ce dernier lui propose un voyage aux Etats-Unis, chez la sœur de sa mère trop tôt disparue. Lilian découvre Chicago, les hamburgers, les chutes du Niagara et aussi les bus Greyhound, puisqu’il doit rejoindre son père à Indianapolis. Le trajet commence plutôt bien, sur fond de musique rock.

Mais lors d’un arrêt, alors que Lilian est descendu soulager un besoin pressant, le chauffeur du bus repart sans lui. Lilian est perdu au milieu de nulle part, seul ! Enfin, pas tout seul, un dénommé Georges Kaplan semble aussi attendre quelque chose, lorsqu’un avion passe… Quelques minutes plus tard, Lilian se retrouve dans un véhicule avec quatre voleurs, à la poursuite d’une camionnette transportant un réfrigérateur rempli de billets de banque ! C’est le début d’aventures échevelées pour le jeune garçon, qui deviendra héros à son corps défendant.

Cent vingt pages de pure adrénaline ! Lilian aime le Coca-Cola et sa caféine, mais il n’aurait jamais imaginé pouvoir vivre (et raconter) les nombreux et rocambolesques rebondissements de sa journée de voyage ! Sébastien Gendron s’amuse sur un fil, en équilibre entre la vraisemblance et le plaisir de lecture. Amateur de culture américaine, il pioche dans un cartable de cinéphile pour glisser des allusions à des films célèbres au beau milieu de son intrigue : La mort aux trousses d’Hitchcock, Easy Rider de Denis Hopper, etc. Une des voleuses s’appelle Gladys Monroe, comme la mère de Marylin, et Lilian porte une montre Captain America.
De fait, le roman peut se lire au premier degré, et il est déjà enthousiasmant, un peu fou. Mais c’est au second degré qu’il prend toute sa saveur : au lecteur (déjà averti, sans doute un peu plus grand) de faire ses recherches en plus des petits apartés informatifs que Lilian nous donne en italique au fil du roman. Ce n’est pas évident - je pense avoir oublié quelques clins d’œil -, mais cela donne envie de lire plusieurs fois, et surtout apporte une profondeur narrative et ludique. Il ne manque plus que la Jeep, je crois. Born to be wild !

« Décidément, dans ce pays, il suffisait de regarder l’horizon pour voir l’espoir surgir de nulle part. Tout ce qu’il fallait, c’était une route et un peu de temps devant soi. » (p. 94)

Présentation par l'éditeur


États-Unis, années 1970. Lilian, onze ans, passe quelques jours à Chicago chez sa tante. Il doit rejoindre un peu plus tard son père à Indianapolis en prenant seul un bus Greyhound. Mais le voyage lui réserve bon nombre de surprises, et pas des meilleures ! Alors qu’il descend du bus avec une envie pressante, le chauffeur l’abandonne au milieu de nulle part… Tout s’enchaîne ensuite comme dans un