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Date de publication
Age-cible

Par la fenêtre des Roubaiyat

Sélection des rédacteurs
Mathilde Chèvre
Poésie
à partir de 6 ans
: 9782919511259
9.00
euros

L'avis de Ricochet

L’édition Le Port a jauni retrouve avec bonheur la poésie de Salah Jahine et la forme des Roubaiyat, quatrains achevés par une interjection. Ici illustrés par le trait puissant de Walid Taher, ce recueil offre au lecteur une ouverture sur de petits tableaux saisis au vif et trace un portrait ironique, amusé du poète narrateur.

Chaque quatrain installe son univers, celui de la taverne, de la rue, du Nil, des saisons passées, hiver, été, au creux duquel le poète prend la parole, commente. L’illustration donne à voir l’homme en situation, en écho au texte : homme ivre à la taverne, replié sur lui-même dans le froid de l’hiver ou en pleine chute lorsque, inattentif, il tombe dans un trou. Le trait épais et simple qui cerne le personnage, le bleu sombre des fonds contrastant avec le blanc crème de la page et quelques étoiles, lunettes, et poissons jaunes créent une harmonie entre texte et image, une correspondance intime.

La vision du monde exprimée par le poète est tout en nuances. Il chante l’amour, la joie, mais s’il porte l’aimée dans son cœur, elle n’est jamais là. Il évoque la rue égyptienne et on sourit de lire « celui qui trouve un trottoir... est sauvé » mais cela ne préserve pas de la difficulté de vivre sur la «Terre [qui] est une épine». Les quatrains oscillent entre tendresse et mélancolie, «une musique douce et le monde s’y laisse glisser, c’est l’été» et celui-ci n’empêche pas, comme chez Rimbaud, la réalité du trou dans la chaussure et des pieds mouillés… Grandeur et modestie du poète !

Un album extrêmement sensible qui permet l’émotion, le rêve et ouvre vers des territoires inconnus que concrétise la calligraphie arabe, dans une affirmation continue de la diversité et des trésors de la création au Moyen-Orient.

Présentation par l'éditeur

Les Roubaiyat sont des quatrains. Philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s’achèvent toujours par une exclamation déconcertée ‘agabî ! (que l’on a traduite par « bizarre, bizarre ! »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l’innocence, l’absurdité du monde

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