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Nosferas

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 13 ans
: 9782226208637
17.00
euros

L'avis de Ricochet

Les vampires, on le sait bien et on le constate toujours lorsque l’on parcourt les tables de nos libraires, sont toujours à la mode. La plupart des romans que l’on propose aux amateurs sont traduits de l’anglais et de l’américain. Une fois n’est pas coutume, « Nosferas » nous vient d’Allemagne et il est écrit par une auteure qui a tout d’abord exploré le roman historique et la fantasy, très connue en Allemagne, qui a reçu notamment le «Hansjörg Martin Prize »
Nous sommes à la fin du 19eme siècle, dans une Europe en pleine mutation, où se multiplient les innovations technologiques. Il existe encore dans cette Europe six grandes familles de vampires, divisées et menacées : les Vyrad, en Angleterre, les Pyras, à Paris, les Nosferas, à Rome, les Dracas, à Vienne, les Lycana, en Irlande et les Vamalia, à Hamburg. Les rivalités incessantes entre communautés les ont décimés progressivement et les naissances dans les familles vampires sont de plus en plus rares. Au cours d’une réunion, les chefs des familles décident d’élever et d’éduquer ensemble les enfants de chaque clan, afin qu’ils apprennent à se connaître et à s’aider, pour que l’espèce perdure. C’est ainsi qu’Alisa, l’Allemande, Ivy, l’Irlandaise, Malcolm, l’Anglais, Franz Leopold, l’Autrichien, et d’autres enfants et adolescents vampires, arrivent à Rome, où vit le jeune Luciano. Ils s’installent à la Domus Aurea, une antique villa romaine, cachée sous le Colisée, où vit depuis des siècles la famille Nosferas. Ils doivent y passer un an, suivre des cours et vivre ensemble. En surface, mais dans l’ombre, un cardinal ambitieux manipule le pape vieillissant et complote contre le roi Victor-Emmanuel. Le danger rôde dans la Ville Éternelle : le Cercle des Masques Rouges est là, qui poursuit et tue les vampires qui s’aventurent en ville …
Ce roman, très bien écrit, est passionnant et original sur bien des points. L’on s’attache immédiatement aux jeunes vampires qui, malgré les préjugés qui leur ont été inculqués, vont apprendre à se connaître et à comprendre qu’ensemble, ils sont plus forts. Ils ne sont pas assoiffés de sang, ne sont pas des machines à tuer. Ce sont des enfants ou des adolescents curieux, intelligents qui vont vivre ensemble toutes sortes d’épreuves et affronter bien des dangers. Autour d’eux, gravitent d’autres personnages, vampires de pur sang, nés vampires, serviteurs vampires et humains très intéressants et complexes. Aucun d’entre eux n’est d’un bloc. Chacun a plusieurs facettes et évolue au contact des autres. On aime particulièrement la jeune Alisa, passionnée par les innovations technologiques des humains et les journaux, Ivy, l’Irlandaise, toujours accompagnée de son loup Seymour, Franz-Leopold, le Viennois, que sa morgue rend tout à fait antipathique au début du roman, et le jeune Luciano, le Romain, qui connaît sa ville comme sa poche et aime la faire découvrir à ses nouveaux amis.
Ulrike Schweikert réussit là un roman foisonnant de 500 pages, où l’on ne s’ennuie jamais, où tous les mystères ne sont pas levés à la fin de ce premier volume. Il y a matière à d’autres aventures et l’on devrait retrouver les personnages dans un prochain roman, qui se déroulera sur la terre irlandaise. L’on en saura peut-être plus sur ce mystérieux Seymour …

Présentation par l'éditeur


Dispersés dans toute l’Europe, les six derniers clans de vampires sont sous la même menace : leur disparition progressive. Les clans décident donc de surmonter leurs désaccords et de s’associer pour
leur survie. Un jeune représentant de chaque communauté est envoyé à la prestigieuse école Domus Aurea, à Rome, pour y développer pouvoirs et connaissances. Alisa, Ivy, Luciano, Malcolm, Latona et