L'avis de RicochetUn soir de Noël, deux souris mécaniques, un père souris et son souriceau, sont jetés dans une décharge. Fonctionnant à moitié, leur objectif va être de retrouver la maison de poupées et l’automate éléphante du magasin de jouets dont ils sont issus. Las, ils vont aussi croiser le chemin de Manny le rat, cruel exploitant d’automates dans leur genre…
Paru pour la première fois en 1967, Souris père et fils est considéré comme un classique de la littérature jeunesse. Pas forcément jeunesse, d’ailleurs : un second degré, sous la forme de références littéraires et de réflexions à portée philosophique, perce souvent sous le conte merveilleux et ne s’apprécie qu’avec recul. Malgré une intrigue linéaire et simple, l’écriture dense nécessite une certaine attention. Et, rempli de bons sentiments, le livre n’en est pas moins parfois violent (exemple p. 91, subitement : « Le lapin gisait mort, son sang maculant la neige éclairée par la lune. »). Ce roman d’aventures est aussi d’apprentissage, transmettant le bon usage de la patience pour une liberté conçue dans le partage. Tendre et un peu triste, il fait penser à Pinocchio, au Vent dans les Saules… sans images, et c’est sans doute le seul regret qu’on aura à la lecture (un film d’animation a toutefois été réalisé en 1977). Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Gallimard JeunesseC'est en 1972, que Pierre Marchand fonde le département Gallimard Jeunesse, avec Jean-Olivier Héron, tous deux fondateurs de la revue Voiles et Voiliers. Leur ambition est de placer la qualité artistique de leur production au niveau de la réputation littéraire de la prestigieuse maison. D'emblée, ils... |