L'avis de RicochetQuatre adolescents, Milena, Helen, Bartolomeo et Milos s’enfuient de l’orphelinat où on les séquestre. Ils ont découvert qu’ils sont fils et filles d’opposants politiques, assassinés il y a plus de quinze ans. La Phalange envoie un dénommé Mills et ses dangereux « hommes-chiens » à leur poursuite. Les jeunes gens ont décidé de reprendre le flambeau de leurs parents et rejoignent une organisation clandestine. Malheureusement, Milos se fait prendre et atterrit dans un camp d’entraînement, en prévision de spectacles de luttes à mort dans une arène. Pendant ce temps, les autres obtiennent le soutien des « hommes-chevaux », pas futés mais gentils et surtout très forts. Ils comptent sur la voix de soprano que Milena a hérité de sa mère pour servir de point de ralliement. L’insurrection a lieu le jour du premier combat de Milos. Le pays retrouvera sa liberté mais Helen et Milos ne connaîtront pas un amour paisible…
Il est devenu rare en littérature de jeunesse fantastique de trouver un tome unique et autonome, un « one shot » en quelque sorte. Jean-Claude Mourlevat nous prouve que l’entreprise est encore réalisable, de surcroît avec qualité. L’histoire sombre, violente souvent, explore un fantastique sans effets faciles, mais à la limite de l’effrayant justement de par sa volonté « réaliste ». Le narrateur externe ne privilégie aucun des quatre personnages, s’attardant même sur l’ignoble Mills et la relation ambiguë qu’il entretient avec son « homme-chien ». Les rebondissements ne sont pas trop nombreux mais interviennent à point nommé, lorsqu’un épisode est pleinement exploité. Un chasse-croisé des personnages et donc des points de vue assure le suspens suffisant. Le lecteur se laisse en fait fasciner par l’atmosphère lourde et sourde, quasiment sans espoir. Quelques détails empreints de poésie apportent une petite touche mystérieuse (comme le morceau de ciel peint dans le cachot), et l’amour n’est pas absent, qu’il soit maternel avec les « consoleuses » ou humain entre les jeunes gens. La fin rapide clôture l’avenir de tous les personnages, assez convenu. Le Combat d’hiver est un solide roman mené de main de maître, il m’a fait penser dans sa thématique et sa tonalité grave à Maintenant, c’est ma vie de Meg Rosoff (Albin Michel, 2006). Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
Brève présentation par l'éditeurLe Combat d’hiver, de Jean-Claude Mourlevat a été distingué dans la catégorie Romans adolescents du Prix Sorcières 2008L'éditeur : Gallimard JeunesseC'est en 1972, que Pierre Marchand fonde le département Gallimard Jeunesse, avec Jean-Olivier Héron, tous deux fondateurs de la revue Voiles et Voiliers. Leur ambition est de placer la qualité artistique de leur production au niveau de la réputation littéraire de la prestigieuse maison. D'emblée, ils... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Les personnages et les lieux comme le collège font très réels. C'est le livre que j'ai le plus aimé.
Ce livre évoque les sentiment tellement fort qu'une personne peut ressentir que c'est le premier livre qui m'a fait verser des larmes.
Voici 2 exemples de régime totalitaire : " Si un élève s'échappe de l'internat alors, un élève choisi au hasard sera mis au cachot et ne pourra ressortir que lorsque l'élève disparu sera rentré,Celui qui s'oppose contre la phalange sera gravement puni ..!)
je le conseille vivement car il satisfait je pense un peu tout le monde notamment parce que il est très facile a lire
Quel plaisir de lire un livre qui arrive à transmettre autant d'émotions et de rebondissements en un tome !
PS : Vous avez sans doute comme moi, le plaisir de lire un livre et de découvrir l'histoire à chaque page. Alors s'il vous plaît évitez d''écrire dans vos commentaires des éléments qui empêchent de vivre pleinement une histoire comme celle-ci.
Il suffit d'un seul tome pour le faire aimer, alors que d'autre ils en faut 5.
Un peu de poésie, d'intrigue, d'amour et de fantastique, sa suffit a le rendre magnifique .
De la vraie poésie!