Le temps marqué par les objets… et les objets marqués par le temps!
Le temps, les enfants et les livres 3
Le temps, les enfants et les livres 3
Dans cet article-promenade, Sylviane Rigolet montre comment les notions de temps, de temporalité et de durée peuvent être transmises à l’enfant à travers les objets (matériels et immatériels) qui peuplent son quotidien. Ses propos sont étayés par une riche sélection de livres jeunesse dont les références se trouvent à la fin de l’article.
Chez le nourrisson, l’alternance du besoin vital et du manque, tout comme l’absence et la présence des adultes qui s’en occupent, rythment le passage du temps, un ressenti puissant qui, tour à tour, apeure ou comble, angoisse ou satisfait, étonne ou se pressent, surprend ou habitue. Il s’agit d’une forme de conscience première, toutefois sans le filtre de la réflexion: une suite de silences et de bruits entendus, puis devenus routiniers, ceux des gestes réflexes du nouveau-né lui-même ou des gestes organisés de l’adulte, attentif, à l’affût des premières intentionnalités du bébé.
Encore balbutiants au début de la relation, ces échanges de demandes – «corporelles» et sans langage chez le tout-petit – et de réponses ciblées de l’adulte, se lient inconsciemment, intrinsèquement, tout en devenant de plus en plus porteurs de sens, pour l’un comme pour l’autre. L’adulte va, en effet, être progressivement capable d’interpréter de mieux en mieux les manifestations corporelles du tout petit bébé, comme l’intensité de ses mouvements, l’expression de son visage, la direction de son regard et quelques sons traduisant son état intérieur (tels pleurs, cris, rots, bruits de bouche, hoquets, éternuements, etc.).
Une puissante communication s’installe alors au sein de la dyade, transformant la participation réflexe, non intentionnelle initiale du nouveau-né, en participation intentionnelle, active: le «tour de parole» s’établit petit à petit, du babil au mot, du gazouillement au langage, dans une alternance qui équilibre de mieux en mieux les échanges.
Alors s’inscrit aussi une certaine conscience de la durée: car un échange plaisant aime à perdurer, tandis qu’un besoin urgent attend, lui, une réponse immédiate.
Différents objets vont incarner une signification particulière pour la conscience première du temps: le sein ou le biberon, le bain ou le berceau, la poussette ou le tapis d’éveil, la lolette ou le doudou… Ces objets sont culturellement marqués, empreints tout à la fois de tradition et de nouveauté, d’un héritage de gestes, d’us et coutumes d’un autre temps, d’un temps autre, particulier et universel tout à la fois.
Sophie la girafe a perduré plus d’un demi-siècle, alors qu’une couverture imprégnée de l’odeur du bébé ne durera pas ce temps-là!
Dans l’utilisation de ces objets, propres à chaque famille, la répétition des mêmes gestes quotidiens, la durée quasi similaire de ces mêmes gestes, leur succession quasi égale d’un jour à l’autre vont peu à peu permettre au tout-petit la compréhension de l’organisation des routines.
Les routines sont des temps répétés au fil des jours, limités dans leur durée respective, conditionnés par des objectifs, marqués par l’utilisation d’objets spécifiques, provoquant des bruits identiques ou presque à ceux de la veille, se déroulant dans des lieux particuliers et à un moment appartenant à une séquence temporelle déterminée.
Ainsi, l’organisation de ces routines va permettre au bébé de prévoir les séquences impliquées dans leur déroulement. Cette prévisibilité va à son tour permettre l’anticipation, en quelque sorte une première notion de «futur proche».
Progressivement, le jeune enfant découvrira que les routines peuvent être «cassées» par l’imprévu, la surprise, les impondérables.
Ainsi, il va sentir, intuitivement, que rien n’est vraiment linéaire, acquis une fois pour toute. L’aider à mettre en mots cette intuition passe par la prise de conscience de l’adulte que les imprévus, plaisants ou désagréables mais toujours survenant par surprise, peuvent déclencher une foule de sentiments contradictoires autant que personnels.
Frustration, angoisse, dépit, irritation, joie, rires, pleurs, retards vont débarquer dans la conscience de l’enfant, inopinément, comme «à contretemps» dans ces routines pourtant bien rodées, parfaitement huilées!
Par contre, il y aura une certaine permanence en contrepoint: la présence d’un logis, le plus souvent une référence rassurante, car parfaitement connue.
Ce jeu entre permanence et accidents de parcours s’expérimente dans la vie de tous les jours, dans de touts petits riens comme dans des événements marquants.
L’évolution de la compréhension de la vie va permettre à l’enfant de distinguer entre des contrariétés éphémères et des points de bascule, sans retour. Il va donc acquérir, graduellement ou brutalement, diverses notions de temporalité, comme la permanence d’un état – un statu quo, un avant et un après, un changement radical, définitif, ou des micro changements dont il ne s’aperçoit même pas.
S’acquiert alors, avec cette conscience de plus en plus réfléchie des expériences vécues et mises en liens entre elles, une vue d’ensemble qui s’élargit pour atteindre une compréhension plus globale d’un passé plus lointain, plus distant et d’un futur, plus si proche que ça, plus si collé au présent qu’auparavant.
Cette conscience du temps qui a passé, du temps présent qui, vite, appartient déjà au passé lui aussi, et cette possibilité de se projeter dans un futur plus éloigné va également se charger de significations, pas du tout anodines, mais qui, jusqu’alors, ne faisaient aucunement partie des connaissances de l’enfant.
Le lieu de vie quotidien devient peut-être le lieu d’une transmission, d’un lien transgénérationnel, d’un héritage familial, d’une réalité de la famille élargie devenue famille restreinte.
La maison peut aussi être un abri de fortune, fruit d’un voyage migratoire hasardeux et plus du tout cette référence significative pour tous les membres de la famille. Cette bâtisse peut contenir des secrets, des obligations, des joies aussi, des discordes, des amours, des projets, des partages, tout un patrimoine que le jeune enfant va devoir comprendre et dont il va découvrir, ou pas, les empreintes du temps dont lui-même ne se souvient pas ou qu’il n’a pas directement vécu.
Naît alors la notion de «souvenir»: en sont témoins les objets, ceux du quotidien, dans leur utilité, ou ceux gardés précieusement comme la sauvegarde d’un passé qui ne reviendra plus jamais, d’une mémoire qui a oublié les malentendus pour ne laisser, souvent, qu’un sentiment pacifié.
Il y a aussi des enfants qui doivent se construire avec très peu d’objets et même aucun objet de valeur sentimentale, ayant tout perdu dans la guerre, les catastrophes naturelles, les parcours migratoires, la misère héritée de famille en famille.
Par contre, une autre notion d’objet peut exister, devrait exister «malgré tout»: l’objet culturel, patrimoine de gestes, de croyances, de valeurs, de traditions, transmis de génération en génération. Les chansons de gestes, les berceuses, les comptines et les contes font partie de ce patrimoine immémorial, venu des temps premiers, quand la transmission transgénérationnelle se savait fondamentale, pilier d’une tradition sage, reconnue, en osmose avec le milieu naturel ambiant.
Ces objets immatériels, à la valeur inestimable, sont parfois classés patrimoine mondial Unesco. Mais à quoi cela pourra bien servir s’ils ne continuent pas à être transmis, d’individu à individu, de famille en famille, de communauté en communauté?
Le bébé à qui l’on chante des berceuses, avec les mains et les doigts duquel on joue, on chatouille, on caresse. Cet enfant à qui l’on entonne des chants traditionnels, liés au passage des saisons, aux différents travaux de la terre et à qui l’on raconte des contes qui expliquent des codes de conduite universellement valables et les risques de transgression qui peuvent s’ensuivre en cas de leur non-respect. Ce jeune à qui l’on parle dans sa langue maternelle et/ou paternelle, celle qui, seule, exprime beaucoup plus que le sens des mots… reçoit en fait bien plus que des objets matériels: il hérite alors du grand Passé, celui de la Tradition ancestrale, des origines de sa famille, de ses origines!
Sous-jacente à cette connaissance fondamentale, le jeune va découvrir le temps mystérieux de la Nature, de son renouvellement saisonnier, du monde invisible de la germination, comme ces noyaux de dattes découverts dans une tombe égyptienne et qui ont pu germer, 4000 ans plus tard.
Ainsi, le jeune pourra-t-il connaître l’étonnement admiratif, tel qu’en parle Jolivot:«Le carnettiste cultive sous nos yeux – et en cela nous montre une voie – le goût de l’émerveillement et du temps long, le plaisir de la réjouissance et du ravissement, la possibilité aussi d’entrer en rapprochement et peut-être dans une relation au cœur du grand tout qu’on appelle la nature dont nous, humains, nous sommes de plus en plus séparés quand nous en avons pourtant tiré les plus belles inspirations au temps du respect et de l’humilité.» [«Un merle vit dans mon jardin… à moins que ce ne soit l’inverse!», Article à propos de Tino, un merle au jardin, de Nicolas Jolivot, HongFei, 2024, in Filigrane – revues des nouveautés, éditions HongFei, n°5, septembre 2024.]
Devant des fossiles des mondes minéral, végétal et animal, l’enfant verra son intérêt pour les dinosaures comme «encadré» par la présence de ces témoins très, très anciens. Il découvrira non seulement les films Jurassic Park, mais l’existence réelle d’un monde antérieur même si la conception de ce recul temporel lui échappe complètement.
Bien que non tangible, l’origine de la vie est peu à peu révélée grâce aux ossements et fossiles découverts et étudiés par les scientifiques expliquant certaines transformations géologiques et climatiques ainsi que les mutations géologiques, végétales et animales.
Cette progressive conscience de l’évolution implique une certaine capacité à concevoir une successivité d’événements, des enchaînements temporels, une organisation ordinale des phases sur une fresque du Temps qui nous dépasse tous.
De la tourbe fossilisée aux ammonites, des plantes marines aux trilobites, des squelettes de poissons aux vertèbres d’oiseaux, des dents de requins à celles du tigre sabre, des empreintes et des œufs de dinosaures aux défenses de mammouths, ces objets témoignent d’un temps qui n’est plus. Ils en constituent des références, des points de repère pour nous situer sur cet axe du temps qui empreint chaque chose et est intrinsèquement lié à l’espace où celle-ci se trouvait alors.
Bien avant le carbone 14 et les technologies de pointe pour tenter d’expliquer l’origine et l’évolution de la vie, sont nées les mythes et légendes des Peuples Premiers. Ceux-ci se sont transmis, de génération en génération dans les communautés autochtones, des histoires symboliques pour illustrer l’Histoire des temps immémoriaux.
Et comme ce temps incommensurable amenait une certaine appréhension et sa non-maîtrise renvoyait à une petitesse humaine quasi insupportable, le besoin d’un certain contrôle s’est fait sentir: les mots organisés en langage ont alors permis ces références par des «explications presque plausibles».
Ce langage a permis de proposer une logique de l’enchaînement temporel, d’exprimer successions et durées, séquences et retours en arrière, permanence et rythme, cadence et points de bascule soudains, emboîtements et développements.
Le mouvement, celui du corps comme celui de la pensée, traduit par les verbes eux-mêmes secondés par des adverbes et locutions adverbiales, s’exprime de plus en plus finement, à la fois concrètement et spirituellement.
Et le temps y impose sa marque, indélébile, fondamentale, constitutive du sens.
Et le mouvement, celui du corps comme celui de l’esprit, s’enracine et se développe dans un espace, palpable ou immatériel, mais constitutif lui aussi de la conscience humaine.
Ainsi, quand on parle du temps marqué par les objets, on est obligé de concevoir «l’objet» à la fois comme une chose concrète et à la fois comme un concept intellectuel.
Le corps est ce premier objet de connaissance du bébé: le sien comme celui de l’autre.
L’espace dans lequel ces corps évoluent est ce lieu habituellement appelé «maison».
Puis les espaces vont changer et scander le rythme des jours, des semaines et des saisons.
Les objets du quotidiens vont se diversifier, comme les habits, les jeux et jouets, les transports.
Au fur et à mesure du temps qui passe, ceux-ci vont cesser de servir, car le corps a changé, irrémédiablement: les habits sont devenus trop petits, les jeux et jouets dépourvus d’intérêt car progressivement inadaptés au développement de l’enfant, le landau deviendra tricycle et le tapis d’éveil neige et cailloux, fleurs et arbres…
Les espaces, eux, n’auront de cesse de se diversifier, et avec eux les objets qui leur sont propres: de la maison à l’école, au magasin, ou au cinéma, en ville ou en vacances, dans le pays ou à l’étranger… Ces espaces seront alors remplis de personnes différentes, mais aussi d’objets méconnus jusqu’alors, puisqu’ils sont porteurs de significations culturelles différentes.
Fruits et légumes dont, parfois, on ne connaît même pas le nom…; bâtiments construits selon d’autres modèles, d’autres fonctionnalités, liées au climat, à la Tradition, à la religion …; fêtes, avec leurs musiques, costumes, plats de spécialités culinaires…; éléments naturels, sable, dunes, forêts, glace, montagnes…; faune et flore…; produits pour l’hygiène et objets du quotidien… tout ou presque est alors «à découvrir», à connaître pour pouvoir le nommer.
Le temps, lui, est à la fois une base sur laquelle construire le développement individuel et collectif, non seulement en tant que «lieu» d’apprentissage, mais, également, objet d’apprentissage en soi!
Il est ce lieu de passage entre la relation première au sein de la dyade, puis de la famille, à celle de la communauté et de la société.
Le temps sous-tend le passage de l’intimité à l’extériorité, imprimant ses marques sur le corps et sur l’esprit, indélébiles.
Du cartonné à l’album, de la BD au roman, de la nouvelle à la saga, le livre est un objet de choix pour relater le temps passé, décrire le temps présent, ou imaginer le temps futur; un objet qui a progressivement accompagné l’histoire de l’écriture. En lui se sont imprimées les traces du temps et l’évolution des technologies et par lui sont vécus des temps oniriques et ceux, «inatempsdûs»! À travers lui, on expérimente vélocité et lenteur, légèreté et densité, questionnement et réponse, solitude et partage, permanence et impromptu, silence et musicalité, réalité et imagination, actualité et Antiquité…
En fait, on y vit des expériences temporelles avec, à chaque fois, une échelle de mesures s’étendant de la minute du sablier au millénaire en passant par l’heure, le jour, la semaine, le mois, l’année, la génération et le siècle!
Les adverbes et locutions adverbiales expriment bien cette fluctuation constante de ressentis vécus dans les expériences temporelles.
Ainsi, «souvent» reflète cette imprécision qui ne prend pas de risques, comme dépendant de cette appréciation personnelle qui n’ose pas, ne peut pas assumer la vraie fréquence de l’événement.
Avec «jamais», comme avec «toujours», la même indéfinition se produit, cette même imprécision due au chaos lié au temps sans une définition de limites claires: est-ce «longtemps», «à la vie, à la mort» ou «pour la vie éternelle»?
Les sentiments qui y sont associés sont mouvants et rythment la passion, la promesse, la rupture, le rejet, la désillusion et plus encore, surtout quand ils sont associés à un 2e adverbe et que leur position respective s’intervertit au sein même de la locution: «jamais plus ou plus jamais», «toujours et encore ou encore et toujours»…
Les nuances sont indéchiffrables pour les jeunes enfants, trop subtiles pour une interprétation relevant de leur trop courte expérience de vie.
Ici, le temps et la quantité créent un amalgame complexe à déchiffrer puis à définir.
Et ce «juste une fois»: cette expression signifie-t-elle l’unicité ou la promesse de stopper l’éventuelle répétition, pas une de plus?
Ou encore ce cri du cœur «de nouveau!» ou «de nouveau?»: suivi d’un point d’exclamation ou d’un point d’interrogation, cette locution peut osciller de l’émerveillement, de l’incrédulité à une insupportable contrainte…
Quant au «quand», le temps est ici inextricablement lié à l’espace; en effet, «quand tu sors d’ici, tu tournes à droite et tu prends la 1re rue…», la proportion de sens lié à l’espace est plus importante, une proportion inverse dans une expression comme: «quand tu auras 18 ans, tu pourras prendre un appartement à ton nom»…
«Il était une fois, quand les poules avaient des dents» associe une expression temporelle qui semble précise (avoir des dents) mais qui, toutefois, par la force de sa magie onirique, se réfère à un temps improbable.
Ainsi, l’association des deux expressions initiales fréquemment utilisées par les conteurs et les conteuses met tout le poids sur un temps indéfini car, de fait, il est indéfinissable puisque impossible. Le «quand», exprimant le conflit entre une presque réalité (il était) et le monde des contes s’en trouve ici accentué, car il y a double imprécision temporelle, deux sources d’incertitude et d’indéfinition: une fois – les poules avec des dents.
On comprend pourquoi Piaget affirmait qu’il fallait attendre l’âge de 12 ans pour commencer à maîtriser ces notions cognitives formelles d’espace et de temps.
J’y vois une des raisons pour lesquelles on représente, dans les albums, les effets visibles du passage du temps dans les espaces où ce passage s’effectue.
Voir une maison qui se lézarde ou s’agrandit, un visage qui se ride et une fleur qui flétrit, un animal qui vieillit puis meurt, un objet qui devient désuet et un train à vapeur qui entre au musée des transports, un téléphone à disque ou une cabine téléphonique transformés en éléments de décoration ou boîte à livres… sont des éléments sur lesquels il est facile de poser notre attention. Le temps est «immatériel» en lui-même, inobservable, fluide.
Par contre, les objets et les êtres, les paysages et les réalités montrent, indéniablement, les effets de son influence.
Pour les plus jeunes, les effets doivent être clairement représentés, c’est-à-dire qu’ils ont eu lieu dans un temps représentable dans l’histoire, jamais très longue, afin qu’ils soient observables, compréhensibles. Ici, le temps et la longueur de l’histoire se traduisent en nombre de pages, de rebondissements, de personnages et d’illustrations limités… et parler de pages est, là encore, parler d’espace!
Pour les musiciens, le temps musical défile sur la partition, ce lieu de rencontre des notes et des silences, de mélodie et de souffle, ensemble d’instruments et de leurs différentes voix, de personnes et de leurs places respectives au sein de l’orchestre.
Et alors, les styles de composition égrainent leurs couleurs sur la fresque du Temps et chantent les espaces du Monde…
Voici quelques suggestions bibliographiques qui illustrent les propos antérieurs.
CORPS
- Se laver, Ingrid Thobois, Pascale Breysse, col. Histoire de…, Kilowatt, 2023.
MAISON
- Qu’est-ce qu’une frontière?, Gudol et Haerang, Sungyup Lee (trad. du coréen), La Partie, 2024.
- Allez, on y va!, Amélie Graux, Les Arènes, 2024.
- La vie en Suisse au fil des époques, Christine Wirtz, Emiliano Migliardo, Auzou Suisse, 2023.
- La maison, J. Patrick Lewis, Jean-François Ménard (trad. de l’anglais), Roberto Innocenti, Gallimard Jeunesse, 2010, puis 2021.
- Cinq minutes: (c’est long) (ah, tiens, non) (euh… si!), Liz Garton Scanlon & Audrey Vernick, Olivier Tallec, NordSud, 2020.
- Habiter le monde, Anne Jonas, Lou Rihn, La Martinière Jeunesse, 2019.
- Encore cinq minutes…, Marta Altès, Christine Mignot (trad. de l’anglais), Circonflexe, 2019
- Un jour sur terre… et alentours (tête-bêche), Gwendoline Raisson, Noémie Malbecq, Belin Jeunesse, 2018.
- Guili lapin, Mo Willems, Élisabeth Duval (trad. De l’américain), Kaléidoscope, 2012. (le temps de s’apercevoir de la perte du doudou)
- Comment c’était avant, Dupuy-Berberian, Albin Michel Jeunesse, 2007.
OBJETS
Aux éditions KILOWATT dans la Collection Histoire d’objets:
- Livres, Sophie Bordet-Petillon, Noelia Diaz Iglesias, 2023
- Sacs, Anne-Sophie Plat, Élodie Maulucci, 2024
- Robots, Suzanne Bogeat, Florianne Ricard, 2022
- Chaussures, Isabelle Wlodarczyk, Marjorie Béal, 2021
- Ballons, Sophie Bordet-Pétillon, Suzy Vergez, 2019
- Les masques, Galia Tapiero, Edwige de Lassus, 2018
- Vélos, Fleur Daugey, Karine Maincent, 2017
- Drapeaux, Galia Tapiero, Barroux, 2016
- Timbres, Galia Tapiero, Morgane David, 2013
SAISONS
- Ma saison préférée, Thibault Chevalier, Alice Chevalier, Sarbacane, 2024.
- Mes belles histoires de la nature: 12 histoires pour découvrir les cycles naturels, Katy Taylor & Eleanor Hemsley, L’Atelier Cloro (trad. et adapt. de l’anglais), Gisela Bohórquez & Gina Maldonado, 1.2.3 Soleil!, 2024.
- Les saisons, Mizuho Fujisawa, Nathan, 2023. (coffret de 4 livres accordéons recto-verso arbres et plantes/fleurs/animaux)
- La fête du printemps, Silvia Borando, Kimane, 2022.
- Fanette et Filipin, Revue trimestrielle, Vivre les saisons avec les 3-10 ans, 2021.
- Premier printemps, Anne Crausaz, MeMo, 2010.
- J’ai grandi ici, Anne Crausaz, 2008.
- Perséphone ou la naissance des saisons, Violaine Troffigué, Magali Attiogbé, Mythes et Légendes, Circonflexe, 2009.
DANS LE MONDE VÉGÉTAL
- La graine inconnue, Alain Serge Dzotap, Delphine Renon, Les Éditions des Éléphants, 2025.
- Le voyage de Madi, Anna Curti, Cristian Carpineta (trad. de l’italien), Sara Marconi, Giboulées, Gallimard Jeunesse, 2025.(multiculturalisme et migration, plurilinguisme et préoccupation écologique, accueil de la diversité)
- La mystérieuse invitation, Stacey May Fowles, Clara Arconada (trad. de l’anglais du Canada), Marie Lafrance, Hélium, Actes Sud, 2025. (de la réception d’une carte d’invitation à la fête)
- Comment les algues peuvent sauver le monde, Vincent Doumeizel, Lilately, La Cabane Bleue, 2024.
- Un instant sur la terre, Seoha Lim, La Partie, 2023
- Classe de volcan, John Hare, Pastel, 2023. (album sans texte)
- La fougère et le bambou, Marie Tibi, Jérémy Pailler, Kaléidoscope, 2022. (conte philosophique)(temps de croissance différent des plantes)
- La nature sauvage, Steve McCarthy, Alain Gnaedig (trad. et adap.), Pastel, 2022. (les mois de l’année)
- Vers le Sud, Clare Helen Welsh, Jenny Løvlie, Kimane, 2022. (migration des oiseaux/migration humaine)
- Le déclic, Paule Battault, Marie Bretin, L’élan vert, 2022 (électricité/bougies) (nuit de Noël)
- L’histoire en vert de mon grand-père, Lane Smith, Gallimard Jeunesse, 2012. (encore disponible)
- Le Ginkgo: le plus vieil arbre du monde, Alain Serres, Zaü, Rue du Monde, 2011.
DANS LE MONDE ANIMAL
- Où est maman?, He Zhihong, Les Éditions des Éléphants, 2025. (attente confiante puis anxiogène du bébé phoque)
- La dernière abeille, Bren Mac Dibble, Valérie Le Plouhinec (trad. de l’anglais d’Australie), hélium/Actes Sud, 2020, 2024. (roman)
- Comme les hirondelles, Anna Wilson, Jenny Bloomfield, Kimane, 2024.
- Le jour du papillon blanc, Françoise Johnen, Élodie Flavenot, La Cabane Bleue, 2024. (migration écologique)
- L’incroyable Tour du Monde du Chat Bébert, Fanny Joly, Lorenzo Sangiò, ABC Melody Éditions, 2023.
- Quatorze Loups pour réensauvager Yellowstone, Catherine Barr, Anne-Sylvie Homassel (trad. de l’anglais), Jenni Desmond, Albin Michel Jeunesse, 2021.
- Ourse & Lapin (T. 5) Même pas peur!, Julian Gough, Rose-Marie Vassalo (trad. de l’anglais), Jim Field, Père Castor Flammarion, 2021. (Hiver)
- Ourse & Lapin (T. 3) Une chouette surprise, Julian Gough, Rose-Marie Vassalo (trad. de l’anglais), Jim Field, Père Castor Flammarion, 2018. (Automne)
- 365 Pingouins, Jean-Luc Fromental, Joëlle Jolivet, Hélium, 2017.
- Ourse & Lapin (T. 1) Drôle de rencontre, Julian Gough, Rose-Marie Vassalo (trad. de l’anglais), Jim Field, Père Castor Flammarion, 2017. (Hiver)
- Ourse & Lapin (T. 2) Un intrus dans la vallée, Julian Gough, Rose-Marie Vassalo (trad. de l’anglais), Jim Field, Père Castor Flammarion, 2017. (Printemps)
TEMPS DE CROISSANCE, APPRENTISSAGE ET TRANSMISSION
- Papy et moi, Tanya Rosie, Peggy Rolland (trad. de l’anglais), Chuck Groenink, Auzou, 2025. (visite annuelle de l’Iran)
- La lettre de Léon: un grand cherche et trouve farfelu, Magali Attiogbé, Amaterra, 2025. (tour du monde de la lettre-invitation)
- Petite main et grande main: une année de voyage racontée par Ysée, 8 ans, Ysée et Matthias Kunz, Dora Formica (ill.), Helvetiq, 2024. (Multiculturalisme mis en valeur avec produits locaux, ressources de chaque pays visité)
- Combien de temps?, Rachel Williams, Marine Gauvin (trad.de l’anglais), Leonie Lord, Larousse, 2024. (entre 1 minute et plus d’un siècle)
- Origine, Nat Cardoso, collaboration de María José Ferrada, Laurana Serres-Giardi (trad. de l’espagnol), Rue du Monde, 2024.
- Peuples Gardiens de la Nature, Sam G. C., Raquel Martín, Album Mosquito!, Nathan, 2024.
- Chasseur de glace, Séraphine Menu, Marion Duval, La Partie, 2024.
- Papa Diop et son taxi-Brousse: Un voyage au cœur du Sénégal, raconté en musique, Christian Epanya, avec la voix de Thierno Diallo, Syros, 2024.
- Classe de volcan, John Hare, Pastel, 2023. (album sans texte)
- Un jour sur terre… et alentours (tête-bêche), Gwendoline Raisson, Noémie Malbecq, Belin Jeunesse, 2018.
- Les couleurs de Dadaji, Rashmi Sirdeshpande, Ruchi Mhasane, Circonflexe, 2023.
- Tout ça dans une noix, Ammi-Joan Paquette, Luba Markovskaia (trad.de l’anglais), Felicita Sala, La Pastèque, 2022. (transmission)
- Le temps fuit, Nathalie Wyss, Raphaël Beuchot, Milan, 2022. (roman illustré en noir et blanc)
- Le cadeau, Alain Serge Dzotap, Delphine Renon, Les Éditions des Éléphants, 2020. (apprendre à écrire avec un stylo)
- L’amie en bois d’érable, Delphine Roux, Pascale Moteki, HongFei Cultures, 2020. (poupée en bois, transmission intergénérationnelle, famille et traditions au Japon)
- Les ballons du souvenir, Jessie Oliveros, Ana Wolf (trad. de l’anglais), Dana Wulfekotte, Circonflexe, 2020.
- 100 ans: tout ce que tu apprendras dans la vie, Heike Faller, Olivier Mannoni (trad. de l’allemenad), Valerio Vidali, coédition Seuil Jeunesse, Éditions du sous-sol, 2019.
- Suzanne aux oiseaux, Marie Tibi, Célina Guiné, Le grand jardin, Éditions Jeunesse, 2018.
- Toute une vie pour apprendre, Gabriele Rebagliati, Michio Watanabe, Les Fourmis Rouges, 2016.
- La petite rapporteuse de mots, Danielle Simard, Geneviève Côté, Carré Blanc, Les 400 coups, 2014.
- Des mots qui tiennent chaud, Irena Kobald, Pierrette Crouzet (trad. de l’anglais), Freya Blackwood, LO-éditions, 2014.
- Un cadeau mystérieux, Laury Blavoet, Magali Attiogbé, Circonflexe, 2013.
- Comme un secret, Émile Jadoul & Catherine Pineur, Pastel, 2013.
- Harvey: comment je suis devenu invisible, Hervé Bouchard, Janice Nadeau, La Pastèque, 2009.
- Le voyage de Nyéba, Yves Pinguilly, Nathalie Novi, Rue du Monde, 2008.
- Moi, j’attends…, Davide Cali, Serge Bloch, Sarbacane, 2005.
TÉMOINS DU PASSÉ
- Écrire quelle histoire!, Loïc Le Gall, Karine Maincent, Kilowatt, 2022.
- La fabuleuse histoire de la Terre, Aina Bestard, Philippe Godard (trad. de l’espagnol), Aina Bestard, Saltimbanque, 2020. (fossiles)
- Codes secrets: à toi de les déchiffrer!, Philippe Nessmann, Thomas Tessier, col. Aux couleurs du monde, Circonflexe, 2018. (évolution des langages codés)