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Date de publication
Age-cible

Petite mer

Sélection des rédacteurs
Album
à partir de 7 ans
: 9791092353716
12.00
euros

L'avis de Ricochet

Une maman raconte à sa fille ce jour où elle a rencontré la baleine la plus triste du monde. Elle était alors enfant et la baleine pleurait dans l’aquarium minuscule qui lui servait de maison. Elle se souvient de la promesse qu’elle lui a faite alors de la sortir de là. Elle se souvient aussi à quel point, enfant, on se sent impuissant ; mais à plusieurs, l’impuissance peut déplacer des montagnes. C’est ainsi que la baleine la plus triste du monde a pu regagner l’océan.

Ce conte magnifique célèbre autant la beauté de la liberté que la puissance de l’obstination. Face au besoin incessant de l’humain de maîtriser tout ce qui l’entoure, une petite voix venue de l’enfance propose ici un contre récit où triomphent cette fois les forces de vie. Le propos est ambitieux : il s’agit ni plus ni moins d’accepter la part du sauvage, de l’inconnu, de l’incertitude qui fait qu’à la fin de l’ouvrage, mère et fille scrutent inlassablement la surface de la mer avec l’espoir d’apercevoir la baleine qui peut-être ne se montrera pas.

Petite mer, c’est le bassin minuscule devenu prison, mais c’est aussi la mère – petite – qui se souvient ou encore la petite mère qui parle à son enfant de la beauté du monde à préserver. Car Petite mer est de surcroît une belle histoire de transmission. L’ouvrage est publié aux éditions du Pourquoi pas ? maison vosgienne née d’une collaboration entre l’École supérieure d’Art de Lorraine (ESAL) et la Ligue de l’enseignement des Vosges et qui met en avant, dans une approche sensible, les sujets de société. Ainsi, la collection Pourquoi pas la terre ? parle avec force et finesse de tous ceux qui s’engagent pour protéger la terre.

Marie Colot est une autrice belge, plutôt connue pour ses romans adolescents. Elle signe ici un texte poétique et délicat où le bassin prison est évoqué à travers le geste émouvant de la petite fille qui pose sa main, puis son oreille, puis ses lèvres contre la vitre – frontière de l’impossible – pour entrer en contact avec la baleine. Les illustrations de Manuela Ferry, elle-même diplômée de l’École supérieure d’Art de Lorraine, éveillent à l’imaginaire avec des doubles pages sans texte comme des parenthèses de silence et de méditation. Certes la baleine tourne en rond dans son bassin, mais dès le début il y a la possibilité d’un ailleurs, d’une liberté retrouvée : il suffisait juste de le vouloir.

Présentation par l'éditeur

« Quand j’avais ton âge, j’ai rencontré une baleine. Pas n’importe laquelle ! La baleine la plus triste du monde. Dans le minuscule bassin qui lui servait de maison, elle pleurait. Je le sais. Pour la consoler, j’ai posé la main sur la vitre qui nous séparait. Et elle s’est approchée. Tout près...»

La rencontre, dans un parc d’attraction, entre une petite fille et une baleine, rencontre qui déclenche une action engagée pour la Liberté.

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