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La petite fille qui a perdu sa langue

Album
à partir de 7 ans
: 9782070666058
12.90
euros

L'avis de Ricochet

« Il était une fois une petite fille qui avait perdu sa langue ». Cette petite fille prénommée Chloé, s’il elle est privée de la parole, n’est pas pour autant dénuée d’esprit. Elle « décid[e] donc un jour d’en racheter une (de langue) » dans l’épicerie de son quartier. Malheureusement pour elle, l’épicier n’a pas de langue à vendre dans ses rayons. Il envoie donc la petite fille chez le vieux chat de la rue Jonas, auquel, qui sait, quelqu’un a peut-être vendu sa langue. Fermement décidée à retrouver sa langue, Chloé, après avoir récupéré les grands ciseaux cachés dans un tiroir de la cuisine, menace le vieux Matou de lui couper les moustaches s’il ne lui rend pas ce qui lui appartient. En faisant preuve d’un bon sens linguistique implacable, le chat conseille à la fillette de s’enquérir de ce qu’est devenue sa langue auprès de Toni, le coiffeur en retraite au 2 de la rue Jonas, lequel pourra sans nul doute lui retirer le cheveu sur la langue qui empêche très certainement Chloé de parler ! Vous l’aurez saisi l’affaire n’est pas simple et la petite fille devra puiser au fond d’elle-même la force nécessaire d’affronter ses peurs afin de recouvrer la parole.

Le texte de Dominique Sampiero coécrit avec des enfants d’un quartier de Valenciennes et les illustrations en noir et blanc signées Bruno Liance nous font faire dans cet album la connaissance d’une petite fille sensible, éveillée et très décidée qui a maille à partir avec une situation familiale qu’elle n’assume pas. Le fait que son père ait quitté sa mère et l’appartement, Chloé a des difficultés à l’accepter. Son aphasie soudaine est d’ailleurs la traduction physique de la colère et de la peur qui submergent la fillette. Le style graphique de Bruno Liance qui nous avait déjà surpris et séduit dans son précédent album Nina et sa prédilection pour le dessin en noir et blanc expriment parfaitement à la fois la tristesse de Chloé et sa volonté de surmonter sa douleur. Loin de jouer sur la corde de la sensiblerie, cet album délibérément optimiste est une ode à la spontanéité de la jeunesse, à l’amour filial et à l’espoir.

Présentation par l'éditeur


Il était une fois une petite fille qui avait perdu sa langue... À la recherche d'une explication, Chloé parcourt son quartier et interroge les habitants avec des messages écrits sur le dos de sa main.


Peut-elle acheter une langue chez Aziz, l'épicier?
Un cheveu sur la langue l'empêche-t-il de parler?
A-t-elle donné sa langue au Vieux Matou de la rue Jonas?
Le docteur Caro, lui, pense plutôt qu'elle l'a mise dans sa poche, car elle a quelque chose de très important à dire...