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La fille qui cherchait ses yeux

Sélection des rédacteurs
Album
à partir de 5 ans
: 9782930787534
16.50
euros

L'avis de Ricochet

« C’est l’histoire de la fille qui cherchait ses yeux. Elle les cherchait au fond des tiroirs, sur les étagères, parmi ses jouets, dans le jardin, près de la rivière. Elle les cherchait partout. Elle ne les voyait nulle part. Elle ne voyait rien du tout. »

A la place, Fine imagine. En goûtant un fruit, elle en imagine sa couleur. En caressant un arbre, elle en imagine les branches. Elle bleuit son frère, ajoute un collier de fleurs à ses parents. Dans les longs cheveux de Fine, si longs qu’on n’aperçoit pas ses yeux, un couple de mésanges a fait son nid.

Puis, un jour de neige multicolore, elle décide de franchir la rivière pour la grande ville, à la recherche de ses yeux qui lui manquent tant. Pressés, les passants ne remarquent pas la petite fille et la bousculent ; Fine se sent invisible. Les mésanges lui expliquent que certaines personnes ont perdu la faculté de voir, bien qu’ils possèdent encore la vue. 

« Qui lève encore la tête pour regarder passer les nuages ? Qui soulève encore les cailloux pour observer les insectes s’agiter dessous ? » 

Fine comprend qu’elle ne trouvera pas ses yeux. Rassurée par la compagnie des mésanges, guides de douceur dans sa quête, Fine se voit soudainement entourée du silence profond de la nuit. Elle lui ouvre ses sens et l’accueille. Le silence la ramènera chez elle, tel un nuage bienveillant. Blottie dans la chaleur de son foyer, Fine s’aperçoit de sa chance de pouvoir inventer, puis encore réinventer sa vie. Elle s’endormira, toujours sous la protection des mésanges-yeux qui lui chantent le monde. 

Cet album d’une poésie poignante est une merveille de sensibilité et de tendresse. L’écriture d’Alex Cousseau nous emporte aux côtés de la petite héroïne, émouvante par son aptitude à transcender son handicap par la force de son imagination ; inspirante par sa capacité de voir sans voir, alors que d’autres ne savent plus. La grâce des mots se reflète dans les illustrations de Csil, qui apporte au récit un visuel onirique aux formes organiques et délicatement colorées. 

Un conte initiatique singulier, célébrant la différence et l’imaginaire ! 

Présentation par l'éditeur

Fine n’a pas d’yeux. Par contre elle a des mésanges qui nichent dans ses cheveux et font un boucan monstre. Dans l’espoir d’y retrouver la vue, Fine part pour la ville… mais sur place, ce ne sont pas des yeux qu’elle trouve. Non, elle retrouve une force qui était en elle, près d’elle, tout du long. Sur le thème du handicap, une belle ode à ceux qui voient les choses autrement.

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