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Mon chien, papa et moi

Album
à partir de 7 ans
: 9782930787459
14.00
euros

L'avis de Ricochet

Sur un canapé confortable, entre un homme perplexe et un chien arrogant qui prend ses aises, est assis un enfant replié sur lui-même. C’est ainsi qu’est représenté le trio qui donne son titre à l’album, Mon chien, papa et moi.

Cette couverture nous installe immédiatement dans une étrangeté dont on ne peut pas dire si elle est drôle ou dérangeante. Est-ce un chewing-gum cette bulle rose au museau du chien ? Bizarre…

En entrant dans l’histoire, par la porte de la maison, on est surpris par cette grande affiche « La planète des chiens ». Ainsi donc, les chiens auraient pris le pouvoir ? C’est ce que nous allons voir. Le récit à la première personne est une succession de coups de force du chien que le narrateur réprouve fortement, semble-t-il. 

Premier épisode, le tabac. Dans cette famille monoparentale où père et fils vivent ensemble, on perçoit les désirs du fils pour que son père abandonne le tabac et, réciproquement, la volonté du père d’éloigner son fils du tabac. Or, la maison sent le tabac. Qui est le coupable ? Les relations père-fils sont un peu rudes. Le fils est « énervé » par son père, le père, figé dans une chambre désordonnée, traite son fils « d’imbécile ». Tout cela contribue à la tension jusqu’à la « solution » (« Et là, le chien a toussé ») qui va provoquer soit l’hilarité du lecteur soit son rejet …

Deuxième épisode, Trésor, le chien, n’apprécie pas sa niche et il colonise le canapé ainsi que la télévision. Le narrateur n’a d’autre solution que d’aller travailler dehors, « au calme », dit le texte. Ce que dément immédiatement l’image puisque le voisin passe la tondeuse. Le parti est pris, les auteurs nous entraînent dans le délire de la prise de pouvoir par le chien…

Le troisième épisode des vacances (gâchées par le chien qui ne supporte pas de ne pas suivre ses séries télé) confirme cette dérive, tout comme la réunion d’anniversaire jusqu’au point culminant très drôle : par-dessus la tête du héros, le père et le chien nouent un pacte que le lecteur-regardeur conclura de lui-même ! Le personnage du gamin est drôle, comme si dans ce règne inversé, homme /animal, il essayait de maintenir une certaine normalité.

La vitalité des couleurs qui tranchent, les situations extrêmes qui interpellent nous entraînent dans une histoire folle, ancrée dans le réel pour une part et dans le délire d’autre part. Texte et images de Raphaêle Frier et Marc Daniau, complices, interrogent les lecteurs au bénéfice d’un rire vraiment impertinent et salutaire.

Présentation par l'éditeur

Mon chien, c’est le pire des chiens. Non seulement, il fume mais en plus il est accro à la télé. Et il râle quand on fait du bruit, Papa et moi, alors que c’est lui qui habite chez nous ! A moins que ce ne soit l’inverse ?