L'avis de RicochetVoici le second titre de la série Les trois secrets d’Alexandra, relatant des évènements dramatiques de la Seconde Guerre mondiale. Après Il faut désobéir qui évoquait le régime de Vichy et la collaboration, Didier Daeninckx et Pef se proposent de parler aux enfants des camps de concentration et de la déportation. Alexandra passe le week-end chez sa tante Esther. Musicienne, Esther à abandonner depuis longtemps le violon pour le piano. Le matin, au moment de la toilette, Alexandra demande à sa tante de l’aider à se faire un tatouage de papillon avec un papier spécial. Ce geste résonne étrangement et Esther refuse. Elle présente à la jeune fille son propre tatouage, celui qu’on lui a fait à l’arrivée au camp d’Auschwitz. Avec des mots simples et avec retenue, Esther raconte l’inexplicable et la terrible vie concentrationnaire (et comment la musique lui a permit de tenir). Rue du monde réussit une nouvelle fois un travail de mémoire exemplaire. Une manière forte de se souvenir et surtout de ne pas oublier. L'éditeur : Rue du MondeNées en 1996, les éditions Rue du monde poursuivent de manière surprenante et quasi-inespérée leur travail de fond, pour "titiller l'intelligence des enfants, leur esprit critique et leur sensibilité artistique". Et dieu sait qu'à l'aube de son cinquième anniversaire Rue du Monde y a parfaitement... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Savez-vous, Monsieur Daeninxkx que vos livres font l'objet de plusieurs animations sur le thème de la démocratie actuellement en Belgique (Liège) ?
C'est dur, nous dit Alexandra l'héroïne de cet album, mais c'est indispensable pour se rappeler de la guerre et de notre chance de vivre dans des pays en paix. Merci beaucoup !