L'avis de RicochetNous avons découvert cette auteure norvégienne il y a trois ans, avec un premier roman très réjouissant, « Cascades et gaufres à gogo », racontant la vie quotidienne de deux enfants, unis par une amitié profonde, énergiques et imaginatifs.
Voici aujourd’hui le deuxième roman de Maria Parr, qui nous entraîne dans la vallée de Glimmerdal, nichée entre fleuve et montagne, et bordée par une forêt de Conte de fée.
Où l’on fait tout d’abord la connaissance de la petite Tonje Glimmerdal qui, lors d’une balade à skis, s’apprête à tenter un salto complet en chantant à tue tête pour se donner du courage. Pour réussir tout ce qu’elle entreprend, Tonje, bientôt dix ans, a deux idées en tête : vitesse et confiance en soi. La fillette n’a peur de rien, ou presque : elle dévale une pente verglacée à bord d’un bob sans frein ; elle affronte sans ciller l’horrible Klaus Hagen, le propriétaire du seul camping de Glimmerdal, qui refuse d’y accueillir les enfants car il les déteste, ils font trop de bruit. Elle se promène des journées entières toute seule dans la forêt. Elle fait du vélo avec Geir, le goéland apprivoisé, perché sur sa tête. Elle remonte les bretelles de son meilleur ami, Gunnvald, soixante-douze ans, quand il fait sa tête de cochon. Tonje aime son village, adore son père, un agriculteur un peu taciturne, attend avec impatience le retour de sa maman, océanologue, toujours par monts et par vaux à s’occuper du Groenland, et passe le plus clair de son temps avec Gunnvald, le meilleur cuisinier, bricoleur et violoniste de toute la Norvège, au moins ! Tout le monde, dans la vallée, aime Tonje qui est une véritable célébrité. Et voilà, qu’un jour dans le camping arrivent trois enfants. Tonje n’en croit pas ses yeux ! Elle va pouvoir nouer de nouvelles amitiés et vivre des journées magnifiques pleines « de rire, de boucan et de tapage », comme elle les aime. Mais, un événement tragique ternit sa joie : l’accident de Gunnvald, à cause d’un bouc foldingue, et son hospitalisation ; et puis une lettre qui rend le vieil homme bien taciturne. Tonje apprend que son meilleur ami a un douloureux secret …
Il est des livres qui nous emmènent hors du temps et nous installent dans des petites bulles de bonheur et de ravissement. « La Petite terreur de Glimmerdal » est l’un de ces livres, un roman jubilatoire, que l’on n’a pas envie de finir pour rester encore un peu dans la bulle.
Il est encore plus réussi que le premier. Maria Parr y peaufine les relations entre les personnages, creuse davantage dans leur complexité, montre leur force et leurs faiblesses. Il est résolument optimiste, même si ce qui est raconté n’est pas toujours idyllique. Il met en avant une enfant, extraordinaire d’énergie et de réparties. Mais, si les adultes restent à l’arrière-plan, ils sont tout de même présents et attentifs, mais ils font confiance et laissent à Tonje une belle autonomie.
Maria Parr nous offre là une belle leçon de vie et un petit bijou à savourer.
Catherine Gentile Voir la chronique de Catherine Gentile
Brève présentation par l'éditeurTonje, presque dix ans, est la seule enfant de Glimmerdal ; son meilleur copain, Gunnvald, a soixante-douze ans. Tous les deux, ils fabriquent des bobsleighs pour dévaler la montagne à toute blinde en hiver, en hurlant leur joie et leur trouille. Le seul problème dans la vallée : c’est Klaus Hagen, le propriétaire du camping : il déteste le bruit, les enfants, et... Tonje. Jamais à court d’idées et d’inventions, Tonje est bien contente quand une famille avec enfants s’installe au camping… Ce deuxième roman de Maria Parr est meilleur que le premier, aussi drôle mais plus profond, les personnages plus complexes, les relations entre les héros plus riches. L'éditeur : Thierry MagnierEnseignant, libraire, chargé de communication pour plusieurs groupements de libraires, rédacteur en chef d'une revue et auteur d'un album chez Gallimard jeunesse, Thierry Magnier a créé sa maison d'édition en 1998. |