Là où j'irai


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Là où j'irai

Là où j'irai

Auteur : Gayle Forman
Traducteur : Marie-France Girod
Editeur : Pocket Jeunesse
Collection : Pocket junior
Novembre 2011 - 6.10 Euros
Roman à partir de 13 ans
ISBN : 9782266222969
Ce livre fait partie de la sélection de Ricochet
Thèmes : Amour, Musique, Mort/Deuil, Séparation/Divorce

L'avis de Ricochet

Il est de ces livres dont les personnages entrent dans nos vies et nous laissent comme désemparés une fois la dernière page tournée. Les deux titres de Gayle Forman – Si je reste et sa suite Là où j’irai – se savourent le temps privilégié de leur lecture, comme un met dont on apprécierait chaque bouchée, redoutant de vider définitivement son assiette.

Dans le premier opus, l’auteur mettait en scène un jeune couple plutôt improbable de musiciens : Mia, violoncelliste virtuose et Adam, guitariste dans un groupe rock renommé. Les deux s’aiment d’un amour passionné lorsque Mia, ses parents et son petit frère sont victimes d’un accident de voiture. Seule survivante de cette collision dramatique, Mia (la narratrice) est grièvement blessée et plongée dans le coma. Sans que les autres ne s’en rendent compte, la jeune fille entend les paroles prononcées à son chevet et prend conscience que c’est à elle seule de décider si elle souhaite poursuivre ou non sa vie : « Cela ne dépend pas des médecins. Leurs histoires de coma artificiel, c’est du bla-bla. Cela ne dépend pas non plus de Dieu qui, s’Il existe, ne se montre pas en ce moment. Mais de moi. » Choisir de rester sans les siens ou s’en aller avec eux en laissant Adam ? La promesse formulée par son compagnon effondré convainc Mia d’opter pour la vie…

C’est Adam qui, trois ans plus tard, narre la suite de leur histoire dans le deuxième tome. Au terme de sa rééducation, Mia a pris l’avion pour la Juilliard School de New-York où elle comptait terminer ses études. Malgré son au revoir ému devant le portique de l’aéroport, la jeune musicienne n’est jamais revenue. Depuis cette rupture inexpliquée, Shooting Star, le groupe d’Adam, a percé avec son album Dommage collatéral que le guitariste a écrit « avec le sang de Mia sur les doigts ». Ni le temps, ni les succès, ni les aventures avec ses groupies, ne parviennent pourtant à combler son désespoir et à apaiser ses angoisses. Lorsqu’il découvre, au hasard de ses errances, une affiche annonçant un récital de Mia, Adam se glisse dans la salle de concert. Le malaise des questions non formulées entoure les retrouvailles des anciens amants. Puis, les langues se délient et les larmes coulent. Adam est-il en mesure de comprendre les raisons qui ont poussé Mia à le quitter ? Laissera-t-il s’en aller une nouvelle fois celle qu’il aime, la laissant libre comme il le lui avait promis à l’hôpital ? Et Mia, pardonnera-t-elle à celui qui l’avait suppliée de rester en vie alors qu’affronter le quotidien sans sa famille est si éprouvant ?

Un récit émouvant, poignant et déroutant qui soulève en chacun de nous une réflexion sur la douleur de la perte, sur la difficulté du deuil, et enfin sur la force de l’amour, de la musique et sur l’appétit de vivre…



Claude-Anne Choffat
Voir la chronique de Claude-Anne Choffat

Brève présentation par l'éditeur

Adam est une rock star. Un jour, à New York, il tombe en arrêt devant une affiche : son ancienne petite amie, Mia, violoncelliste virtuose, joue au Carnegie Hall. Depuis trois ans qu'ils ne se sont pas vus, Adam n'a vécu, composé que pour Mia. Mia, qui l'a quitté après l'accident de voiture dont elle a réchappé de justesse. Mia, partie pour revivre. Sans lui. Cette nuit, ils se retrouvent enfin. De bars en restaurants, ils vont errer dans New York endormie, à la recherche de leurs souvenirs perdus. Pour que, de nouveau, leurs cœurs battent à l'unisson... Ce roman est la suite de Si je reste.

L'éditeur : Pocket Jeunesse

Jusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini...