L'avis de RicochetCelui qui l’avait tabassé pour une histoire de presque rien est mort. Un accident. Lui, il ne souvient pas de tout, il perd le flux de ses pensées, il pleure, il compte les fissures des murs. La nouvelle est rude et l’hermétisme ne fonctionne pas.
Les pensées du narrateur partent dans de multiples directions et le lecteur est habilement invité à les suivre. Les mots claquent, les phrases crissent et l’émotion surgit alors naturellement. En quelques pages, Patrick Goujon a ainsi réussi à faire partager le cœur et l’esprit d’un personnage, c’est réussi. Déborah Mirabel Voir la chronique de Déborah Mirabel
Brève présentation par l'éditeurIl ne trouve plus le sommeil. Ses nuits sont peuplées de pensées qui l'empêchent de fermer l'oeil depuis que la nouvelle est tombée dans la cité : il y a eut un accident de scooter. C'est Demba. Il n'a pas survécu.
Pourtant il l'a souhaitée cette mort, la mort de celui qui l'a tabassé, qui lui a volé sa casquette et foutu la honte devant tout le monde. Crève Demba !
Mais ces mots prononcés dans sa tête ont désormais des allures de malédiction. S'entame alors un dialogue imaginaire pour aller enfin à la rencontre de celui qui n'est plus. Parler à l'autre, le faire revivre à travers les souvenirs, mettre des mots sur la douleur, prononcer les mots qui ne l'ont jamais été et chasser ceux qu'on
n'aurait jamais dû dire.
Un texte fort porté par une langue orale qui rappelle le poids des mots et la violence de certains silences.L'éditeur : Actes Sud junior En 1995, les éditions Actes Sud publient leurs premiers livres jeunesse et, peu à peu, s’affirme le désir de créer, sous la marque Actes Sud Junior, un véritable département.
En 2006, une page se... |