L'avis de RicochetAnnées 1930. Elevé sur une sauvage île sicilienne et dans un monastère invisible, manquant de devenir prêtre à Paris, ami du commandant antinazi d’un zeppelin allemand, poursuivi par les polices française et russe, le jeune Vango mène de nombreuses vies. Mais ce n’est pas pour autant qu’il connaît ses origines…
Le roman mène un certain nombre d’histoires en parallèle, qui se recoupent ou vont se recouper dans un deuxième tome. Il y a d’abord le passé atypique du héros, duquel va émerger peu à peu la recherche de ses parents et l’idée de vengeance – à suivre certainement en Amérique. Il y a ensuite des présents : la fuite de Vango à travers l’Europe, les mésaventures du propriétaire du zeppelin avec la Gestapo, les recherches effrénées du commissaire Boulard et les pions avancés prudemment par Staline en quête de celui qu’il appelle « l’oiseau » parce qu’il grimpe merveilleusement sur toutes les surfaces. N’oublions pas les femmes, la mystérieuse « Taupe » et surtout l’écossaise Ethel, amoureuses du bel Evangelisto et qui préfigurent sans aucun doute son avenir. Pour suivre ces différents niveaux narratifs dans une temporalité déconstruite, il fallait bien un narrateur externe, qui reste finalement assez en retrait : le mystère Vango se préserve… L’aventure souffle à tous les coins de page, les morceaux de bravoure s’enchaînent sans excès (début époustouflant à Notre-Dame de Paris) et le lecteur dérouté se laisse emporter à composer un puzzle passionnant. Si l’histoire ne ressemble guère à celle de Tobie Lolness, l’auteur exprime encore son goût pour les audacieux, ceux qui vont de l’avant et se lancent sans filet dans la vie. La langue est savoureuse, finement drôle ou touchante, avec un sens inné de la formule qui vient éclairer après coup, ou de l’image plaisante : « Boulard claqua la porte. Ce qui fit trembler la cloison et faire un tour complet au crucifix. » (p. 147). Chacun des multiples personnages est soigné en quelques mots, quelques détails qui lui donnent chair ; du plus insignifiant à celui qui fait progresser l’action, tous concourent à la création d’un univers global réaliste, et forcément au plaisir de lecture. La suite de Entre ciel et terre s’attend dans l’impatience de voir se révéler les secrets de celui que l’on a déjà adopté, Vango Romano.
Suggestions pour une même atmosphère : la série des Blanche d'Hervé Jubert (Albin Michel jeunesse, 2005 à 2007) et Airman d'Eoin Colfer (Gallimard jeunesse, 2008) Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Gallimard JeunesseC'est en 1972, que Pierre Marchand fonde le département Gallimard Jeunesse, avec Jean-Olivier Héron, tous deux fondateurs de la revue Voiles et Voiliers. Leur ambition est de placer la qualité artistique de leur production au niveau de la réputation littéraire de la prestigieuse maison. D'emblée, ils... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)J'ai lu cette oeuvre magnifique, Vango, et je ne peux que vous le recommander ! ! !
Mais avant de commencer la lecture, armez vous de 4 heures libres,un bon fauteuil, quelques tasses de chocolat chaud et 2 biscuit. Vous voilà près pour le paradis ! ! !
Ce livre est fabuleux, envoutant et passionant. Il à un seul défault, il est TROP bien, à la fin on fait une dépression en attendant la suite...
A tous moments, ce charmant personnage nous fait rire, nous effraye, on a peur pour ce pauvre gosse.
En deux mots : Fabuleux, Passionnant.