L'avis de RicochetJonathan Starling n’a pas de chance. La mystérieuse maladie psychique de son père vient de récidiver, et il est poursuivi par une mystérieuse femme aux cheveux brillants. Enquêtant dans les notes de son père, il comprend que ce dernier avait découvert un Londres parallèle, resté coincé au XIXème siècle, dirigé par Jack l’Eventreur et peuplé comme il se doit de tous les criminels et dégénérés possibles : Darkside. Il y pénètre via les tunnels boueux de la Tamise, et un dénommé Carnegie, homme-garou ami de son père, le prend sous son aile. Il apprend que sa mère était une Darksidienne, et qu’on le poursuit pour le vendre dans un bestiaire exotique…
Darkside est un roman fantastique jeunesse d’un classicisme exemplaire. L’histoire d’abord : deux mondes parallèles, la ville et la nuit, des créatures imaginaires, un jeune héros qui ne connaît pas son ascendance, une chasse à l’homme, le policier débonnaire qui va tout comprendre… La narration ensuite : narrateur externe mais constamment centré sur Jonathan, aucun temps mort dans l’enchaînement des rebondissements, des fins de chapitres brutales, une fin du livre qui laisse supposer une suite. Un peu de subtilité pourrait s’introduire via les personnages secondaires : un deuxième petit garçon dans la même situation que Jonathan, le père malade ou la maternelle Mme Elwood. Mais l’auteur ne s’embarrasse pas de finesse, et abandonne les pistes qu’il crée au fur et à mesure, préférant se concentrer sur l’action. On a l’impression de tout effleurer sans approfondir ; rien d’étonnant à ce qu’on oublie ensuite. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |