L'avis de RicochetLa couverture est impressionnante, grand cerf au pochoir blanc sur fond crème. Le contenu est à l’avenant, flirtant avec le conte de fées pur, le fantastique étrange, et le moderne tragique. En neuf courtes histoires, Elzbieta se joue avec finesse des codes du conte, se les approprie et les malaxe à son idée : si les rois et les reines habitent encore des palais, ils emmènent leurs royaux petits à la crèche. Et encore, des magiciens doivent auparavant leur apprendre à faire des bébés. Sous une écriture traditionnelle, gracieuse, les histoires ont en commun d’explorer la famille et ses difficultés très contemporaines : le divorce (Le Prince partagé), l’amour maternel étouffant (Roubil), voire la naissance sous x (Le Garçon qui ne savait pas)… La mélancolie alterne avec l’humour, mon préféré dans cette dernière veine restant Toc Toc !, tour des grands-mères issues de légendes. Ces petits textes sont encore accompagnés d’illustrations très travaillées. En des couleurs gris, blanc semées de taches de rouge, et avec des techniques diverses (papiers filigranés, gravures, pochoirs… souvent dans un système de superpositions), toute une faune et une flore s’exposent, univers singulier qui ose aussi des petits personnages d’une fantasy de la forêt. L’effet général est enivrant, et surtout, inimitable. Hocus Pocus, Abracadabra, Elzbieta nous enchante littéralement ! Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : RouergueLe département jeunesse des éditions du Rouergue a été créé en 1994 par Olivier Douzou juste après la parution de son premier album, Jojo la Mache. Auparavant, Olivier Douzou, alors salarié d'une agence de graphisme parisienne, avait réalisé la mise en page de plusieurs ouvrages des éditions du... |