L'avis de RicochetVenise, fin du XVIème siècle. Pedrolino aime la jolie comédienne Zerbinette, qui aime le capitaine Andrea Orcelo. Mais un autre prétendant caché de Zerbinette va entrer dans la danse…
Bertrand Solet fait partie de ces auteurs classiques, discrets, mais implicitement reconnus. Avec Farces à Venise, il propose un roman historique facétieux : l'écriture se conçoit en fonction de la thématique. Il est question ici de Venise, et partant de carnaval, de troupes de théâtre. L'intrigue en elle-même adopte alors les topoï d'une véritable pièce de la commedia dell'arte : rebondissements et quiproquos, amours qui peinent à se trouver... la correspondance va jusque dans les personnages et leurs noms. Chaque court chapitre, annoncé à la façon d'un roman picaresque, se centre sur une action qui finit abruptement, entretenant le suspens. Les échanges entre les protagonistes, même présentés dans le fil du texte, fusent comme les répliques d'un dialogue théâtral. Les psychologies fonctionnent par types, elles sont peu approfondies si ce n'est celle de l'émouvant Pedrolino (Petit Pierrot, l'amoureux au coeur généreux). L'humour prime finalement, et à double niveau : celui de la comédie dans sa grande tradition, et celui, subtilement jouissif, de la parodie d'un genre. Dossier documentaire final sur Venise et son histoire. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Seuil JeunesseCréées en 1935 par le publicitaire Henri Sjöberg, les éditions du Seuil n'ont jusqu'en 1945 qu'une activité restreinte. Dès 1945, la parution du Journal d'un prêtre-ouvrier en Allemagne d'Henri Perrin marque la maison. Les éditions se spécialiseront dans les sciences humaines (revue Esprit... |