L'avis de RicochetAggie survit de larcins dans les rues boueuses du Londres victorien, en compagnie de son chien Mister Bones et du jeune Orin. Un détective privé remarque la ressemblance de sa chevelure rousse avec celle d’une jeune fille de la bourgeoisie disparue quelques années plus tôt. Aggie tient sa chance d’échapper à la rue.
Malika Ferdjoukh a déjà écrit l’histoire de Minuit-Cinq, gamin abandonné de Prague à la recherche d’un destin plus clément : Aggie est sa sœur jumelle. Dynamique et débrouillarde, cette jeune fille à la langue bien pendue cache une sensibilité qui la fait certes parfois souffrir, mais qui va aussi lui assurer l’amour de sa fausse famille. Tracée comme d’un trait de plume, l’histoire souvent dialoguée ne subit aucun temps mort ni digression, œuvre efficace d’un auteur qui connaît son métier et sait ce qu’il veut dire. Les sentiments fusent sans hésitation, de même que les rebondissements réduits à l’essentiel. C’est alors très plaisant (voir les épisodes à la My Fair Lady avec Aggie la gouailleuse), mais fatalement un peu facile, comme calibré pour l’Education Nationale. A lire avec satisfaction, sans forcément trop de souvenirs.
Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |