L'avis de RicochetAuteur des Colombes du Roi-Soleil, Anne-Marie Desplat-Duc montre ici une fois de plus sa parfaite connaissance du Grand Siècle, et surtout, sa capacité à varier des « romans pour filles » (sans connotation péjorative). Louis XIV en personne nous raconte son enfance, de sa naissance à son mariage, en trois grands mouvements, « un dauphin heureux », « un roi enfant » et « le roi et l’amour ». L’histoire est connue, tout était dans la manière de la raconter, et c’est réussi. Le jeune narrateur revit devant nos yeux, mêlant un caractère enfantin voire câlin et une appréhension très adulte de sa charge (« C’est l’apanage des grands rois de pardonner à ceux qui l’ont trahi. », dit-il alors à peine âgé de 11 ans !, p. 189). L’influence globalement positive de l’habile Mazarin est très bien rendue, celle de sa mère la Régente aussi, femme seule et toujours digne au cœur des tourmentes de la Fronde. Ecrasé par ces deux figures, le jeune Louis peine à se faire une place, se réfugie souvent dans les plaisirs de la danse et de la chasse – goûts qu’il gardera. Ce sera vite un séducteur qui saura apprécier les jeux de l’amour. En voyageant beaucoup d’un château à l’autre, il se frotte au peuple, prend la mesure de la pauvreté et des caisses vides de l’Etat. Avec finesse et à l’aide d’exemples concrets se dessine une éducation pensée pour lui, à la fois rude et choyée, qui préfigure la solidité du futur Roi-Soleil. A mettre en lien avec le beau film Louis, enfant roi de Roger Planchon (1993). Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Père Castor FlammarionL'apparition, en décembre 1931, des Albums du Père Castor marque un tournant décisif dans l'évolution du livre pour enfants en France.
Fondées par Paul Faucher (1898-1967), un jeune libraire passionné de pédagogie qui avait créé le Bureau français d'Education nouvelle et la collection "Education" chez... |