L'avis de RicochetCe conte oriental somptueusement illustré dans la tradition des miniatures persanes est un trésor en soi. Alliance de la beauté et de la finesse par ses décors ( le terme est mérité ! ) et perle de l'écriture, c'est une véritable invitation à la rêverie. Fresque orientale avec son prince, sa belle et son marchand de bien vil et rusé, « Le Prince Tisserand » est construit autour du triangle incontournable : amour, aventure et complots. De quoi passionner les petits lecteurs !
On ne résistera pas au plaisir de vous conter cet album en débutant par la formule magique… Il était une fois, dans une lointaine contrée d'Orient, un jeune prince beau et doué pour les jeux d'armes. Par une belle journée de chasse, égaré dans les montagnes, il fit la connaissance de la plus jolie des jeunes filles, bergère de son métier. Il en tomba follement amoureux et voulut l'épouser. Mais ses connaissances en politique et sa grande bravoure au combat ne suffirent pas à convaincre la jeune bergère. Pour espérer en faire un jour sa femme, il devrait appendre un métier.
« Le meilleur métier est celui que l'on pratique de ses mains. Le pouvoir, ça va, ça vient, mais ce que l'on sait faire de ses mains, c'est un trésor que l'on garde en soi toute sa vie. »
Son amour pour la jolie bergère était tel que le prince fit appel à un célèbre maître tisserand. Son apprentissage achevé, l'union fut célébrée et donna bientôt deux enfants d'une grande beauté. Mais, lors d'un de ses longs voyages, le prince fut capturé et vendu comme esclave à un marchand de tapis. Il sut tirer avantage de sa condition de captif, faisant valoir ses talents de tisserand et usant, d'un stratagème, fit parvenir à la princesse un tapis comportant un message secret afin de le faire libérer.
Et à jamais le prince de bénir sa petite bergère qui l'exhorta autrefois à apprendre un métier. Anne Godin Voir la chronique de Anne Godin
L'éditeur : Le SorbierFondées en 1978 par Régine Lilensten, Le Sorbier a pris un nouveau départ en 2007, avec l’ambition et l’enthousiasme qui caractérisa ses débuts.
Riche de quelques trésors devenus de grands classiques – les Contes russes illustrés par Bilibine, les Histoires comme ça de Kipling par... |