L'avis de RicochetPays-Bas, années 1650. Louise est la fille d’un faïencier renommé. Bon gré mal gré, elle s’apprête à être fiancée à un riche héritier, et, comme le veut la tradition, fait faire son portrait. Elle se lie alors avec le vieil artiste, perfectionniste excentrique, et surtout avec son apprenti, Pieter. Peu à peu, elle prend la décision de ne pas se marier.
Si vous avez lu et aimé La Jeune Fille à la perle de Tracy Chevalier, n’ouvrez pas La Fiancée à la robe verte. Premier tome d’une trilogie autour de Louise, ce roman reprend exactement le même contexte, l’enrobant dans une intrigue décevante. Dès les premières pages, où le lecteur découvre une héroïne intelligente, indépendante, il est clair qu’elle n’épousera pas son héritier, et qu’elle aura une relation avec le sérieux et sensible Pieter. Reste alors la reconstitution tout à fait intéressante d’une époque en plein foisonnement artistique et intellectuel (expliquée aussi méthodiquement dans une postface de l’auteur). De nombreux détails sur les matériaux et leur fabrication, les méthodes de peinture de l’époque sont donnés. Les pensées d’artistes et savants tels que Rembrandt, le jeune Spinoza… sont évoqués par le père qui a eu le malheur ou l’heur, c’est selon, de cultiver sa fille (c’est inhabituel pour l’époque, l’auteur ne le rappelle pas assez). Les activités économiques d’un pays riche, les querelles de religions qui sous-tendent la place des individus dans la société… Un monde revit sous nos yeux de manière naturelle et fluide. Mais que penser de la comparaison spécieuse entre religion et chef-d’œuvre (p. 200), de baisers mièvres, de trahisons de vieilles femmes méchantes et de poursuites d’oiseaux dans les rues de Delft ? La fin, basée sur une catastrophe naturelle historique, est plus surprenante, quoiqu’on ne comprenne pas vraiment où l’auteur veut en venir, si ce n’est de dire qu’un portrait survit à son modèle, et d’intriguer le lecteur sur sa façon d’envisager un deuxième tome. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : RageotEn 1941, Tatania et Georges Rageot fondent les éditions G.T. Rageot, pour "donner à lire autre chose aux enfants que la comtesse de Ségur ou Jules Verne et leur faire découvrir à travers des romans d'auteurs étrangers la vie des enfants des autres pays". 113 titres sont publiés entre 1941 et 1959, date du... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)ça fait 2 ou 3ans que je l'ai lu je sais plus, et je me rappelle encore de l'histoire tellement j'ai apprécié! A LIRE !