L'avis de RicochetLa tour de Babel illustre le récit biblique de l’origine des langues. « Au tout début du monde, nous parlions tous la même langue »
Par orgueil, ambition, Nemrod demande l’édification d’une tour, haute, très haute, toujours plus haute ! Petit à petit, d’un étage à l’autre, le sommet ignore ce que fait ou dit la base, petit à petit, d’un étage à l’autre le désir d’élévation devient domination, petit à petit, d’un étage à l’autre, la mésentente s’installe jusqu’à la « catastrophe » finale : la confusion des langages comme punition.
Cette fable, racontée dans un beau format rectangulaire avec une unité de tonalité vert, jaune est encadrée par des fragments de langue ou de calligraphies étrangères. Les sources du récit sont explicitées et la dernière page, en contrepoint est la comptine « et quand serons-nous sages ? ». Ainsi, la diversité des points de vue graphiques– le petit roi tout en haut sur son trône, la longue marche des ouvriers, ouvrières et la cohorte des enfants bâtisseurs vus d’en bas, la dispersion des petits hommes perdus sous le regard de Dieu – évoquent avec beaucoup de finesse toute la complexité de la parabole de la tour de Babel et les interprétations auxquelles elle s’est prêtée, c’est donc une riche présentation du mythe fondateur de la multiplicité des langues. L'éditeur : Didier JeunesseLa première collection jeunesse voit le jour au sein des éditions Didier en 1988 sous l'impulsion d'une équipe de pédagogues (chercheurs au Crédif) s'intéressant à l'apprentissage du français auprès des étrangers. Il s'agit des Petits Lascars, six recueils de comptines et d’histoires accompagnées de... |