L'avis de RicochetUn soir de fête hivernale dans un village balne, la jeune Liléia, son oncle et le magicien Celwyn échappent de peu à une attaque de Maître d’Arghentur et de ses guerriers. Ils cherchent alors à rejoindre un mystérieux sage qui pourrait les aider à délivrer les autres villageois du Maître. Un de ces prisonniers, Tomas, cousin de Liléia, parvient à s’enfuir d’Argenthur et rejoint dans la forêt les rebelles Selves, des créatures fantastiques.
Premier roman de Sigrid Renaud, L’Hiver maudit est un roman de science-fiction tendance fantasy aux ressorts attendus, mais toujours prenant et agréable à lire. Le lecteur, à travers un narrateur omniscient, suit en parallèle Liléia et Tomas, avec quelques échappées sur un Maître à la psychologie et au passé plus compliqués qu’il n’y paraît. Les décors classiques depuis Tolkien sont là : mine gigantesque fourmillant d’esclaves et surplombée par une tour où vit le Maître, grande forêt peuplée de gentilles créatures qui ont su rester indépendantes, village à la vie douce soudain perturbée, et carte géographique introductive pour se repérer… L’originalité ne vient pas non plus de l’intrigue : il s’agit dans un premier temps de libérer les Balnes (en fait des humains, mais qui ont chacun un talent magique précis) et à moyen terme ni plus ni moins que de sauver le monde d’un asservissement massif. Par contre, l’auteur enrichit son roman en ne créant pas un personnage principal : Liléia est aussi intéressante que Celwyn, et on s’attend à ce que Tomas joue un rôle important avec les Selves (et puis, avec un garçon et une fille tous les deux héros, le public visé s’élargit…). L’écriture rythmée sait faire la part entre passages narratifs, interrogations des personnages qui permettent de développer leur personnalité, et dialogues non exempts d’humour (évidemment basées sur les petites manies de l’enchanteur doué mais pas facile à vivre). A suivre dans un deuxième tome promis dès 2007, avec, souhaitons-le, de nouveau les belles illustrations des têtes de chapitres par Philippe Munch, spécialiste de l’image de fantasy. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Gallimard JeunesseC'est en 1972, que Pierre Marchand fonde le département Gallimard Jeunesse, avec Jean-Olivier Héron, tous deux fondateurs de la revue Voiles et Voiliers. Leur ambition est de placer la qualité artistique de leur production au niveau de la réputation littéraire de la prestigieuse maison. D'emblée, ils... |
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