L'avis de RicochetLes habitants du village de l'Aurore sont sauvagement tués, à l'exception de Roan et de sa petite sœur Stella, capturée. Roan est recueilli par une communauté de frères-guerriers qui vénèrent l'Ami. Il se révèle excellent combattant - alors qu'il a été élevé dans la non-violence totale -, mais refuse de se faire enrôler dans ce qu'il perçoit bientôt comme une secte. Il s'enfuit, rencontre le Grêlé. Après bien des aventures, les deux amis s'arrêtent dans la ville de Bellevue. La guérisseuse Alandra semble connaître beaucoup de secrets, et va peut-être pouvoir les aider à retrouver Stella…
On serait tenté de se dire : encore un ! Les gros pavés servant des trilogies sont devenus communs dans la littérature de jeunesse. Et pourtant… Les Enfants de l'Aurore a cette petite touche en plus qui donne saveur à la lecture. Dennis Foon s’attache à créer une atmosphère, tout un monde à la Tolkien qui porte littéralement l’histoire. Créations de peuples aux us et coutumes détaillés, descriptions des lieux, faune et flore comprises, invocation d’un mystérieux événement qui aurait perturbé le monde. Là se joue d’ailleurs l’originalité du Testament de l’Aurore : la planète sur laquelle Roan évolue a toutes les chances d’être la nôtre, que nous aurions détruite à forces d’abus sur la nature. Pour preuve les restes d’appareils inutilisables sans électricité ou essence, les livres devenus denrées rares… Le récit est lui assez basique : un jeune garçon anonyme commence une quête personnelle sous forme de voyage, se découvre des dons et s’avère être peut-être le sauveur de toute une population. De l’action mais surtout des rencontres sont au rendez-vous de ce premier tome qui expose les faits au lecteur ; sentiments et émotions ne sont pas absents, du désir de vengeance à l’amitié (pas encore l’amour, on attend le tome suivant…). Les lieux de vie créés, véritables enclaves autarciques où chacun occupe la fonction qui lui convient le mieux, de même que l’ambiance vaguement new-age m’ont beaucoup fait penser à L’Elue et à Messager de Lois Lowry. C’est dire l’intérêt de l’ouvrage. L’écriture est dynamique (emploi du présent), le narrateur externe centré sur le héros, Roan : classique mais très efficace. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Il m'a plu dès les premières lignes.
Je ne sais pas du tout quand le tome 2 va sortir ,mais j'attend avec hâte et vous devriez en faire autant