L'avis de RicochetDave Ofrion est un passionné d'espionnage, ou plutôt d'appareils d'espionnage. Travaillant pour le compte d'une grosse société, il assiste, lors d'une banale nuit de surveillance, à une scène qu'il n'aurait pas du voir. Dès lors, il est pourchassé par… sa propre entreprise. Que cache cette dernière ?
Avec un tel titre, on ne sait pas trop à quoi s’attendre : un roman fantastique ? Il n'en est rien, le touche-à-tout Michel Honaker nous plonge dans un thriller digne des séries américaines les plus rythmées. Et comme un certain nombre d’entre elles, le roman est manichéen (le bon contre les méchants), relativement conservateur (pas de remise en cause de la notion de pouvoir, ni du fait même de surveiller autrui), dans l’air du temps (peur du terrorisme et méfiance envers le Proche-Orient). La découverte du véritable emploi de Dave n’étonnera d’ailleurs personne – c’est un agent du FBI. Personnellement, j'ai parfois perdu de vue les tenants et les aboutissants de l'intrigue, et pas toujours compris les motivations de ce département secret dans l'entreprise. On se laisse alors porter par l'action et les nombreuses courses-poursuites, ainsi que par la quête personnelle du héros. En effet, il est aussi à la recherche de son père, disparu suite à un drame familial que le jeune Dave avait lui-même causé. L'affrontement final entre les deux parties se situe assez pertinemment – et bien sûr sous une violente tempête de neige – dans les montagnes du village natal du jeune homme, qui, non content d'avoir défendu le bien et l'honnêteté, se réconcilie ainsi avec son passé. Une lecture-accroche facile. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Père Castor FlammarionL'apparition, en décembre 1931, des Albums du Père Castor marque un tournant décisif dans l'évolution du livre pour enfants en France.
Fondées par Paul Faucher (1898-1967), un jeune libraire passionné de pédagogie qui avait créé le Bureau français d'Education nouvelle et la collection "Education" chez... |