L'avis de RicochetDans un pays très semblable à la Bolivie, les enfants pauvres – les pilluelos – courent les rues et survivent de petits boulots. Saturnino, sa petite sœur Luzia et leur ami Patte-Folle cirent les chaussures, mendient. Ils évitent autant que possible les macacos, à la solde du président. Un vieil homme, ancien chef d’orchestre, a monté un conservatoire où il invite les pilluelos à apprendre d’un instrument. Saturnino, Luzia et Patte-Folle ont l’impression de donner un sens à leur vie, et ce malgré les émeutes dans le pays, exacerbées par une saison des pluies interminable. Le président, ami d’enfance du vieil homme, s’invite à un concert. La population envahit alors le conservatoire, brûle tout. Mais l’aventure continue pour les enfants avec des concerts publics. Les chemins se séparent ensuite… Saturnino et Luzia se sortiront de la rue.
Saturnino adulte est le narrateur de ce récit. Le recul sur son enfance lui permet une certaine analyse, et en même temps il raconte plus qu’il ne met en perspective, comme s’il avait subi les faits, dépendu de coïncidences. C’est aussi le hasard qui fait que Patte-Folle décède dans une émeute, le hasard qui a amené l’extrême divergence des destins du président et du chef d’orchestre. Rien n’est jamais écrit, et donc il y a toujours un espoir, semble nous dire Xavier-Laurent Petit. Encore faut-il savoir profiter des occasions que la vie offre, comme lorsque la petite bande choisit de suivre l’invitation – a priori tendancieuse – du vieil homme. La musique métamorphose les pilluelos, leur offre une structure de base, les occupe ; les professeurs les soignent comme des parents. Car c’est bien d’un manque d’enfance dont ces jeunes souffrent, et la vie des gamins des rues est décrite avec un réalisme sans fards, sans larmes non plus. La concentration sur les besoins essentiels (manger, dormir, se loger, se soigner), la violence, les relations difficiles avec les hommes de l’Etat d’une part, les touristes de l’autre, les interrogations sur l’identité (Patte-Folle ne se souvient plus de son vrai nom) et les lieux publics qui deviennent ersatz de repères… : dans la lignée des Yeux de Rose Andersen, l’auteur continue son exploration des laissés-pour-compte de l’Amérique du Sud, avec la finesse et la délicatesse habituelles qui caractérisent son écriture. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)moi je dit bravo à l'auteur
Rien a dire.Le scénario est très recherché.
En tant que musicien,je dis bravo à Xavier-Laurent Petit
il est très émouvant et sensasionel
on arrive pas a le lacher
je vous le conseille vivement
Je félicite l'auteur de ce magnifique livre !!
ps: n'esitez pas a lire ce livre car il vaut vraiment la peine !
merci à Xavier laurent-petit pour ce livre superbe.
je vous le conseille fortement!