L'avis de RicochetCe texte illustré pourrait être une belle réussite. Pourtant, Casterman a, semble-t-il, joué sur la renommée de l’illustrateur, John Howe et sur les références à Tolkien. Certes, nous avons tous en mémoire, les belles illustrations du Seigneur des Anneaux. Mais, ici, l’éditeur fait comme si cet ouvrage en était un prolongement et trompe, en quelque sorte, les lecteurs. C’est assez désagréable pour être signalé. Car le texte de Claude Clément est assurément merveilleux. Une histoire, nous dit l’auteur, inspirée d'un tableau de Fernand Khnopff, peintre symboliste belge ayant vécu à Bruges. Nous sommes ici entre conte, mystère et fantastique, sous des paysages lumineux et aériens. Le prince d’une ville de brouillard demande aux artisans de réaliser un chef-d’œuvre. Chacun se met au travail, mais un terrible tempête détruit tout sur son passage. Seul le maître verrier trouve la possibilité de confectionner la statue d’une jeune fille dont le chant émeut. Le prince décide alors de garder la statue. Pour éviter une guerre, le maître verrier va alors éprouver l’orgueil du prince, lors d’un étrange tournoi. Une très belle atmosphère, une histoire captivante, pour une heureuse collaboration (on aime aussi les crayonnés de John Howe en fin de volume). L'éditeur : CastermanCréée en 1780 par Donat Casterman, cette entreprise d'imprimerie et d'édition se succède de père en fils depuis plus de deux siècles. En 1934, Louis Casterman prend le relais du Petit Vingtième pour la publication en recueil des Cigares du Pharaons, le quatrième épisode des aventures de Tintin... |