L'avis de RicochetLesley, jeune journaliste, est envoyée à Venise interviewer le grand violoniste Paolo Levi. On lui a dit de ne pas poser « la question Mozart ». Lesley, si elle ne comprend pas bien, s’exécute. De fil en aiguille, lors d’un entretien qui devient un long monologue, Paolo Levi va dévoiler son passé, l’histoire douloureuse de ses parents, et se soulager ainsi d’un poids qu’il portait depuis des années.
Michael Morpurgo s’est inspiré de faits historiques avérés : dans les camps de concentration allemands, des prisonniers musiciens ont été sommés de jouer pendant que d’autres étaient conduits vers les chambres à gaz. Il a imaginé à partir de là une histoire familiale complexe, faite de secrets, de rencontres miraculeuses, de souvenirs lourds de conséquences. Comme assez souvent chez l’auteur, le récit est le fait d’une tierce personne, sorte de conteur, de rapporteur. La jeune Lesley, vierge de tout a priori, est parfaite dans un rôle où elle s’efface très vite devant la parole du héros, Paolo. Ce dernier est célèbre, riche, mais on le devine rongé par son passé. Malgré ses cinquante ans, le petit garçon qu’il fut, lié par une promesse aux parents, n’a pas encore pu laisser place à l’adulte indépendant. Très émouvant, le roman s’accompagne d’aquarelles nombreuses, pleine ou demi-page, bleutées comme pour mieux dire une tristesse : l’illustrateur Michael Foreman, vieux complice de Morpurgo, sait s’adapter parfaitement au ton, à la sensibilité de l’auteur. Le lecteur s’y retrouve avec bonheur, pour un ouvrage aussi beau que touchant qui nous rappelle l’importance de la transmission. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Gallimard JeunesseC'est en 1972, que Pierre Marchand fonde le département Gallimard Jeunesse, avec Jean-Olivier Héron, tous deux fondateurs de la revue Voiles et Voiliers. Leur ambition est de placer la qualité artistique de leur production au niveau de la réputation littéraire de la prestigieuse maison. D'emblée, ils... |