L'avis de RicochetDeux récits en parallèle par chapitres alternés pour ce roman :
Sud de la France, aujourd’hui. Le vieux Paulou vend sa maison, située à côté d’une autoroute bruyante, à une famille de sourds qui s’en trouve ravie. Il sympathise avec le petit Antoine qui lui apprend la langue des signes. Une inondation met en péril la maison et ses habitants. Mais la famille s’en sort, sauve le troupeau de taureaux, et se fait accepter par le village qui comprend que sourd en veut pas dire idiot !
XIXème siècle. Le petit Jean part à Paris dans un institut novateur qui développe la langue des signes. Il se raconte dans ses lettres à sa sœur : sa réussite scolaire, puis son métier de professeur, son amour pour une jeune sourde. Et puis les temps changent : les « oralistes » qui veulent faire parler les sourds triomphent, les parents de son amoureuse le refusent. Désespéré, Jean se suicide dans son village natal, qui s’avère être… celui de Paulou.
Le thème du respect de l’autre et de sa différence, ses particularités est au cœur de l’œuvre de Janine Teisson : la surdité est en effet toujours plus ou moins taboue, et notre siècle n’est pas si loin de l’intolérance du XIXème… L’auteur démontre encore ici sa capacité à rendre compte de sujets sensibles de manière délicate et légère, toute en suggestions. Elle nous raconte une histoire, avec des rebondissements, des personnages touchants (les deux vieux du village sont de fortes personnalités !) et nous effectuons sans nous en rendre compte un travail de réflexion. Du grand Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Syros"Petits éditeurs", les éditions Syros sont nées en 1976. Syros jeunesse, apparu en 1984, tente d'explorer les cultures et de les faire partager aux jeunes lecteurs. En 1989, est créée la collection "L'Arbre aux livres" par Suzanne Bukiet. Avec des séries de trois volumes bilingues présentant l'un des... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)L'histoire est facile à comprendre
malheureusement moi aussi je n'ai pas très bien compris la relation entre les deux histoires
je l'ai juste compris vers la fin quand Maurice dit que le chène était appelé "le chène du sourd pendu".