L'avis de RicochetParis, 1931. Depuis la mort de son père, horloger, le jeune Hugo n’a plus que deux occupations : remonter les horloges de la gare – normalement le travail de l’oncle qui l’a recueilli -, et surtout essayer de faire fonctionner son seul héritage, un automate cassé, trouvé dans le grenier d’un musée. Mais le marchand de jouets chez qui il vole des petits mécanismes pour ses réparations lui prend le carnet dans lequel son père avait inscrit toutes les explications. Hugo fait dans le même temps la rencontre d’Isabelle, petite fille passionnée de cinéma, élevée justement par le marchand de jouets.
Selznick : avec un nom pareil (un homonyme du réalisateur du mythique Autant en emporte le vent), l’auteur ne pouvait que s’intéresser à l’histoire du cinéma ! Son livre raconte une histoire tendre et triste, autour d’une part du deuil d’un petit garçon abandonné, solitaire, et d’autre part de la renaissance à l’envie de vivre d’un vieil homme, rien de moins que George Méliès (l’intrigue est évidemment fictive). Sur fond de suite de la crise de 1929, c’est plein d’émotion, à la fois dans le texte sobre du narrateur externe, et dans les nombreux dessins en crayonné noir et blanc. En effet, il s’agit d’un « roman en mots et en images », et sur près de trois cents illustrations disséminées en double-page, l’image prend littéralement le relais du texte pour faire avancer l’action, composant donc une séquence (cinématographique…) pleine de sens, en allant souvent du plan d’ensemble au gros plan, et vice-versa. Cette forme originale, un peu ensorcelante, épouse parfaitement le propos suranné, tourné autour des débuts du cinéma, de l’âge d’or de la magie, des fins mécanismes d’automates et horloges, de la modernité des gares et des trains aussi… Une initiative unique en littérature de jeunesse, par un auteur et illustrateur sincère et qu’on sent très impliqué dans son œuvre. Il suffit de visiter le site (en anglais) où il explique sa démarche de travail, et donne par la même occasion envie de (re)découvrir George Méliès et les débuts du septième art : http://www.theinventionofhugocabret.com. L'ouvrage a reçu en 2008 la prestigieuse Caldecott médal.
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L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)hugo cabret
c'est que c'est une
très belle histoire
et de très belles
illustrations !!!