L'avis de RicochetL’immensité est au centre de cet album qui parle d’absence. Un poulain pense à son père parti loin des siens. Il l’imagine vivant dans un pays lointain, près d’un grand lac, là où évoluent d’énormes poissons et disparaissent très haut dans le ciel, les montagnes. De cet homme-là, il ne connaît rien puisque personne ne veut lui en parler. Il sait simplement que son père avait l’habitude de courir vite, très vite. Il l’imagine plus fort que tout le monde, plus rapide…Normal, c’est son père. Alors pour lui ressembler, s’en rapprocher, il court aussi. Les paysages fortement oniriques rendent de façon picturale l’importance de l’éloignement par une architecture aérienne de la peinture, de grands espaces désertiques et une composition qui laisse les trois quarts de la plupart des images vides de tout élément. Etrange comme Sacha Poliakova s’attache à dessiner méticuleusement les racines des arbres sous la terre. Ce parti pris est à mettre en relation avec le thème de la filiation évoqué ici. Un goût pour la finesse et la légèreté se dégage des illustrations qui ont la grâce triste des créations poétiques. Pascale Pineau Voir la chronique de Pascale Pineau
L'éditeur : Seuil JeunesseCréées en 1935 par le publicitaire Henri Sjöberg, les éditions du Seuil n'ont jusqu'en 1945 qu'une activité restreinte. Dès 1945, la parution du Journal d'un prêtre-ouvrier en Allemagne d'Henri Perrin marque la maison. Les éditions se spécialiseront dans les sciences humaines (revue Esprit... |