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Le Yark

Sélection des rédacteurs
Lecteurs en herbe
Album
à partir de 8 ans
: 9782246786863
12.50
euros

L'avis de Ricochet

Si un seul livre jeunesse publié dans le dernier trimestre 2011 devait s’inscrire dans la postérité, il y a fort à parier que Le Yark remporterait le trophée ! Unanimement apprécié par les chroniqueurs de la toile, le récit de Bertrand Santini, aussi truculent qu’impertinent, est ici sublimé par les illustrations noir blanc de Laurent Gaillard. Son dessin adéquat et fouillé « à la Gustave Doré » rappelle les gravures du passé.

Le Yark en question est un monstre poilu qui, sans état d’âme, dévore les enfants. Rien de tel donc, aux yeux de cet ogre naïf, qu’un buffet qui alignerait « jambon de garçon, gratin d’orphelins, purée d’écoliers, gigot de jumeaux, […] bébés panés [ou encore] rillettes de fillettes ». D’une longueur de six mètres, le Yark souffre toutefois d’une fâcheuse faiblesse digestive : « son ventre délicat ne tolère que la chair d’enfants sages, un peu comme les vieux, qui avec l’âge, ne digèrent plus que le potage ». Le pauvre – voyez-vous, si attachant qu’on en arrive à le plaindre ! – doit alors faire preuve d’une constante vigilance alimentaire, sans quoi « les menteurs lui donnent mal au cœur, les sauvageons des boutons et les chenapans lui gâtent les dents ». Or, aujourd’hui, rares sont les gamins sages et comestibles !
Que les lecteurs terrifiés se rassurent : au contact d’une fillette douce et solitaire, le Yark parviendra un jour à se défaire de ses terribles travers.

Un petit roman immoral et jubilatoire ! Bertrand Santini aime les mots qu’il fait merveilleusement chanter et rimer. Son texte, non loin de la prose poétique, est aussi croustillant que les os d’un enfant de cœur et aussi savoureux que des « mioches en brioche » sous les crocs d’un Yark affamé…

Présentation par l'éditeur


Le Yark aime les enfants. D’un amour… gourmand ! Mais il a un problème : son ventre délicat ne tolère que la chair d’enfants sages. En effet, les bêtises modifient la composition chimique de l’enfant, et sa chair devient toxique. Des enfants gentils ! Il doit bien en rester quelques-uns ! Mais où ? Le pauvre Yark n’est pas au bout de ses peines… Un conte moderne tout en humour, pour rire et