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La magissorcière et le tamafumoir

Canopé,
Album
à partir de 5 ans
: 2844551017
14.00
euros

L'avis de Ricochet

Bienvenue dans l’antre de Magissorcière ! Rassurez-vous, vous ne courez aucun risque. Voilà une sorcière qui n’a rien de maléfique. Certes un peu farfelue, elle observe la planète Tourneboule depuis son « zieutatout » et s’informe de l’actualité grâce à son « radiorelle ». C’est sûr, « ils sont fous, ces Tournebouliens. » Il faut dire que leur planète est si polluée que le baril d’eau pure et celui du ballon d’air frais atteignent des prix incroyables ! On en sourirait presque… L’inflation, ça nous connaît…

Mais le jour où Magissorcière découvre sur le pas de sa porte un « Canacoincoin » – comprenez un canard- avec le cou tordu et les ailes en dedans, des « Poissonvols » avec les yeux au milieu du torse et un « Canacri » aux grincements stridents, elle n’a soudainement plus envie de rire.

C’est la grande « déglinguerie » sur la planète Tourneboule ! Un énorme nuage de pollution a envahi l’atmosphère et les dégâts sont terribles. Chamatou et Chaminou, les deux compères de Magissorcière, constatent vite que tous les êtres en contact avec ce nuage maléfique sont « malmorphosés ». Il faut agir et vite en anéantissant le mal à sa source. Mais, lorsque le grand « détraqueur » s’appelle Tamafumoir et renferme un dragon cracheur de pollution qui ne pense qu’à faire spéculer son affaire, cela promet bien des soucis à Magissorcière !

Un album loufoque et fantasque habité par de drôles de petites créatures. À chaque page, jaillissent des mots « malmorphosés »qui portent à rire. Mais derrière l’imagination débordante dont il témoigne, ce livre dénonce les ravages de la pollution sur la nature et les être humains. Une façon d’expliquer aux enfants qu’il faut prendre soin de notre planète pour éviter qu’elle ne ressemble un jour à Tourneboule.

Au-delà de l’histoire en elle-même, cet album est une invitation à l’art. Ce titre de la collection Le Pont des Arts emmène les jeunes lecteurs à la découverte de l’univers de Joan Miro, peintre espagnol, émigré en France, qui côtoya les plus grands (Picasso, Matisse…). Dans un style emprunté aux surréalistes, cet artiste fait évoluer ses toiles dans un univers fantastique, empli de magie et de poésie, débordant d’imagination et peuplé d’êtres et d’objets déformés. Pour « Magissorcière et le Tamafumoir », Vanessa Hié s’est pleinement inspirée de son travail, adoptant le style et la façon de peindre de Miro afin de familiariser les jeunes auteurs à sa peinture et d’être capable à la fin de l’album d’aborder, commenter ou juste observer « Le Carnaval d’Arlequin », tableau majeur de Miro.