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Un marron dans la poche

Album
à partir de 5 ans
: 9782917637555
12.00
euros

L'avis de Ricochet

« Ce qui compte, c’est le premier marron, le tout premier qu’on voit. »

Ainsi commence ce petit album carré paru dans la bien nommée collection L’agréable chez L’initiale. Le narrateur profite de l’automne et de ce geste que tous les enfants font en ramassant les marrons tout brillants pour parler de sa grand-maman disparue.

Dans un langage familier, il raconte une habitude héritée de son passé lorsque, encore petit et accompagné de sa « mutti », il ramassait le premier marron qui attirait son regard. Il ne s’agissait pas là de mettre des marrons dans sa poche pour lutter contre les rhumatismes, comme le conseillait Madame de Sévigné, mais plutôt de les ramasser parce qu’ils sont jolis, brillants et qu’ils portent chance. Le narrateur a grandi mais, à l’approche de l’automne, il continue – presque malgré lui – de mettre le premier marron qu’il trouve au fond de sa poche, comme une sorte d’hommage à sa grand-maman.

Cet album, dont le texte et les illustrations sombres dégagent un sentiment de nostalgie et de mélancolie, plonge le lecteur dans l’intimité d’une relation regrettée. Il évoque également la vieillesse et l’absence, un peu à la manière de Jacques Prévert : « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle [...] les souvenirs et les regrets aussi », écrivait le poète et parolier français !

Présentation par l'éditeur

La mutti, elle les collectionnait les marrons. Y en avait plein son sac qui trainaient parmi d'autres babioles qu'avaient rien à faire là. Je le sais parce que je guignais souvent dedans, bien qu'elle m'ait dit que ça se faisait pas de regarder dans le sac des dames, surtout des vieilles. C'est vrai qu'elle était vieille, sacrément même, mais dans mon esprit c'est toujours la plus belle.