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Jean Ier le Posthume, roman historique

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 10 ans
: 2844203752

L'avis de Ricochet

A l’issue de la visite d’un écrivain au collège, Arthur décide d’écrire un roman. Il partage ce « projet secret » avec Elsa, forte en vocabulaire, et Stan à l’imagination débordante. Ce sera l’histoire de la vie d’un roi de France méconnu, Jean Ier, qui vécut et régna quelques jours en 1316. Le défi est d’écrire l’ouvrage en cinq jours, temps de vie du bébé-roi.
Documentation, crise de la page blanche, hésitations, repentirs et corrections, Arthur subit les affres de la création. Il fait enfin mourir son héros, mais une petite sœur lui naît au même moment, et aussi l’envie d’écrire un autre livre…

Jubilatoire ! Complètement décalé dans la production éditoriale jeunesse actuelle, ce court roman est bien à la hauteur de sa dédicace à Prévert. Le récit est découpé de manière théâtrale (un chapitre par jour), la narration alterne discours indirect traditionnel et dialogues avec didascalies. Ce dernier usage, additionné au fait que les trois héros sont trois personnages (des enfants un peu trop sages pour être authentiques) et le revendiquent font que le lecteur garde une distance par rapport à l’histoire. Et y prend encore plus de plaisir… Jean Ier le Posthume, roman historique est encore un témoignage sérieux sur le travail d’écrivain : l’afflux d’idées (Arthur se réveille en pleine nuit pour écrire), la documentation (papier, Internet), la manière d’écrire (pas trop de points d’exclamations !, p. 101, pas d’abus des expressions toutes faites, telles que « cotte de soir brodée d’or et de menu-vair », p. 81). On y dénonce les « séries » qui exploitent une bonne idée jusqu’à plus soif.

Pour résumer, un petit ouvrage amusant, attachant, intelligent, indispensable !
A noter : il est également dédicacé à Fred Paronuzzi, auteur de Dix ans trois quarts, variations nostalgiques sur l’enfance destinées à des un peu plus grands, où l’on ressent le même ton sympathique et « désuet » au sens le meilleur du terme.

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