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Rémi Courgeon

1 juin 2009

Rémi courgeon a commencé à dessiner dès la maternelle, ce n’est qu’en CP qu’il découvre l’écriture.
Après avoir caricaturé ses profs pendant toute sa scolarité, il passe le diplôme « expression visuelle »à l’école Estienne à Paris. Il commence d’abord par peindre, puis devient auteur de livre pour enfants, (textes et dessins) et compte une vingtaine d’albums à son actif, parus chez Albin Michel, Circonflexe, Mango, Casterman, Nathan et Gallimard. Il travaille pour l’édition, la publicité, et réalise également des carnets de voyage. (Reportage dessiné sur les Dogons du Mali pour Géo en 2002, reportage sur le sida au Kenya pour Médecins sans frontières en 2006).


- A quel héros vous identifierez-vous volontiers ?

Robinson Crusoé.

- Quelle utopie seriez-vous prêt à défendre ?

On supprime toutes les armes et on offre à manger à tout le monde.

- A part être écrivain ou illustrateur, que rêveriez-vous d'être ?

Richard Galliano.




- Où écrivez-vous ?

A la maison, à l’atelier, partout.

- Quel est le lieu qui vous inspire le plus ?

Le train.

- Quel est le sentiment qui vous habite le plus souvent ?

Le désir.




- Quels genres de livres vous tombent des mains ?

Les autobiographies de Michel Sardou.

-Que redoutiez-vous enfant ?

D’être seul, éveillé dans la maison endormie, la nuit.

- Vous arrive-t-il de côtoyer des êtres imaginaires ?

Tout le temps.

- Que feriez-vous ou diriez-vous à un ogre s'il vous arrivait d'en croiser un ?

Je retire mes chaussures et il oublie immédiatement son envie de me manger.

- Qu'avez-vous conservé de l'enfance ?

Tout sauf l'âge.

- Selon vous, qu'est-ce qui fait vendre un livre ?

Un bon libraire, peut-être.

- Quel qualificatif vous colle à la peau ?

Vivant, si possible.

- Quelle est la meilleure phrase qu'un enfant vous ait dite ?

Je t’aime, papa.

- Quelle est votre définition du bonheur ?

Voir ci-dessus.




- Si vous aviez la possibilité de recommencer, que changeriez-vous ?

Je serais plus nomade, et musicien.

- Enfant, quel genre de lecteur étiez-vous ?

Fan de Jules Vernes et de « la rubrique à brac ».

- Vis-à-vis de quoi vous sentez -vous impuissant ?

L’injustice du monde.




- Quel est l'animal auquel vous ressemblez le plus ?

Le chat. Pourquoi ? Domestiqué, mais libre.

- Quel est le mot que vous préférez dans la langue française ?

Glisser.

- Que souhaiteriez-vous que l'on retienne de vous ?

Réponse dans mes albums.





Vos livres
- Quelle est votre dernière sortie pour la jeunesse ?

« Les cheveux de Léontine », paru aux éditions Nathan.




- Le livre dans votre production dont vous êtes particulièrement fier ou qui vous laisse un souvenir particulier.

« La colo » ressemble à l’enfant que j’étais, « les cheveux de Léontine » a un écho auprès des

lecteurs (souvent des lectrices) que je n’attendais pas.




- Quel est le thème que vous aimez davantage traiter ?

L’identité.

- D'où est né votre premier livre/ illustration ?

D’une rencontre avec Thierry Dedieu.




- Quel livre en littérature de jeunesse auriez-vous voulu écrire ou réaliser à la place d'un autre ?

« Remue-ménage chez madame K» de Wolf Erlbruch.

- Pourriez-vous nous parler votre approche graphique et plus particulièrement de votre travail sur la couleur qui me semble tout à fait particulier?

J’ai eu l’occasion de toucher à la sérigraphie, il y a quelques années, alors que je n’en avais pas fait à Estienne. En travaillant sur « le grand arbre », j’ai appliqué la recette, transposée sur l’ordi : quatre dessins en noir sans cernés, calquées sur une table lumineuse, auxquels j’attribue une couleur, qui superposée en impression de tons directs reconstitue l’image complète. J’ai appliqué cette contrainte technique à « la colo », « bouche au vent », « Invisible mais vrai » et « trois jours en plus ». Le plus difficile étant d’imposer aux imprimeurs, qui sont des industriels, de travailler pour l’occasion comme des artisans.

Mais pour se renouveler, il faut parfois changer d’outils et de supports. « Tout un tas de loups », qui sort en septembre 2009, a été dessiné au stylo bille. De cette manière, j’ai enfin des originaux présentables.




- Sur quel projet travaillez-vous actuellement ?

Une série de portraits d’enfants sourds-muets, qui font leur signe préféré. Un album qui s’appelle « Dans sa tête ». Un autre qui s’appelle « La harpe ».

- Où et comment vous voyez-vous dans 10 ans ?

Plus sage dans ma tête, plus fou dans mon travail.


Références

Littérature de jeunesse
- Un livre pour la jeunesse qui vous a marqué petit ?

Pecos Bill.

- Quels sont vos auteurs-illustrateurs de référence ou qui pour vous développent une approche intéressante ?

Dans le désordre : Tomi Ungerer, Hergé, Wolf Erlbruch, Grégoire Solotareff, Windsor Mac Kay, Franquin, Nathale fortier, Claude Ponti, Sempé, Goscinny, Peter Newell, Edward Gorey. Etc...

- Quels sont vos livres "coups de cœur", les "incontournables" en littérature de jeunesse ?
Le petit Nicolas
La grosse bête de monsieur Racine.

Les premiers Lucky Luke.

L’encyclopédie du Père Noël.

Papa ne veut pas.
Un lion à Paris.
Le mangeur de mots.

Et tellement d’autres...




Culture
- Un film, une photo/illustration qui vous touche ?

Le film « Il postino » de Michael Radford.

- Un musicien.

Prince à ses débuts.

- Un lieu où vous aimeriez vivre.

Essaouira.

- Une phrase (une devise) qui vous guide.

« La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. » Victor Hugo.

Actualité
- Vos dernières (bonnes) lectures ?

« Ne tuez pas l’oiseau moqueur » de Harper Lee.

« La chorale des maîtres bouchers » de Louise Erdrich.

« Herman et Dominique » d’Alexandra Pichard.

- Un site (sur les techniques graphiques, un auteur-illustrateur, une approche particulière du texte, de la littérature...) que vous souhaitez recommander ?

Le site de Gilbert Garçin Photographe.
http://www.gilbert-garcin.com/



http://remicourgeon.blogspot.com/

Auteurs et illustrateurs en lien avec l'interview

Rémi Courgeon

française