L'avis de RicochetLa « trilogie velue » de Claire Cantais atteint son terme, avec ce petit ouvrage carré à la couverture duveteuse aussi amusant et malicieux que les autres, et certainement le plus militant. Rosalie, belle boule rose aux yeux verts, se promène tranquillement. Arrive Barnabé, feutre mou sur la tête, bien décidé à conquérir la demoiselle. Ses méthodes de séduction s’avèrent un peu grossières pour Rosalie, qui le renvoie brutalement dans ses pénates. Elle lui explique qu’une fille, ça veut des sentiments, de la douceur et des petits oiseaux qui volent dans le ciel bleu. Tout penaud, Barnabé s’en va donc, laissant Rosalie libre d’exercer son activité favorite, qu’il serait dommage de dévoiler.
Véritable pied de nez à l’histoire comme Claire Cantais en a l’habitude, cette fin hilarante, provocante rend l’ouvrage et son propos inoubliables. De fait, si la féminité en prend un sacré coup, l’égalité hommes/femmes est elle plutôt mise en avant ! Sur une technique de dessin très simple (des feuilles de papier canson de couleurs découpées : il fallait avoir la bonne idée), l’illustratrice parvient à donner une multitude d’expressions à ses personnages, petits êtres faussement doudous, au fond très proches de nous. Rosalie, c’est une fille d’aujourd’hui, qui veut tout et son contraire. A ne manquer sous aucun prétexte !
Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
Brève présentation par l'éditeurPas tous les jours facile de vivre dans ce monde de brutes quand on est raffiné, n’est-ce pas ? Après Raoul la terreur et Je ne m’appelle pas Bernard !, voici le dernier opus – féminin cette fois-ci – de la trilogie velue de Claire Cantais. L’humour et la maîtrise des ciseaux plus que jamais au rendez-vous.L'éditeur : Atelier du Poisson solubleFondé en 1989 par Olivier Belhomme et Stéphane Queyriaux, l'Atelier du Poisson Soluble ont fêté en 2004 leur 15 ans d'édition. Du plus classique au plus graphique, leur catalogue est une vraie malle aux trésors et se veut résolument éclectique allant du conte aux albums, en passant par des recueils de... |