Brève présentation par l'éditeurVictor est conducteur de train. Depuis toujours, accompagné de la fidèle Magda qui poinçonne les billets, il suit les rails devant lui : c’est sa joie et sa fierté. Jusqu’au jour où, pour la première fois, il est forcé de stopper son train d’urgence. Sous ses yeux ébahis, là, en pleine campagne, les rails s’arrêtent... Comment continuer ? Et comment savoir où aller ? Manuela Salvi est née en 1975. Elle vit au bord de la mer, entre Rome et Naples, où elle enseigne le graphisme, travaille comme éditrice free-lance – et écrit pour les enfants depuis six ans, après avoir été clown et Père Noël (!) en milieu hospitalier pendant 15 ans. Maurizio A. C. Quarello est né en 1974 à Turin. Déjà plusieurs fois primé en France et à l’étranger, son travail frappe par sa qualité exceptionnelle. Il a illustré des contes et des albums en Italie, en Suisse, en Espagne et vit aujourd’hui en République tchèque.L'éditeur : SarbacaneCréées en 2003 par Frédéric Lavabre et Emmanuelle Beulque, les éditions Sarbacane, éditeurs indépendants, offrent un large choix d'albums (plus de 60 titres ) pour tous les âges, des documentaires et récemment des romans.
Ouverture d’esprit, créativité et qualité, la rencontre entre texte et...L'avis de RicochetVictor conduit depuis toujours son beau train rouge à vapeur. Jusqu'au jour où… il n'y a plus de voie ! Victor et la contrôleuse Magda partent chacun de leur côté, traçant des rails de peinture au sol. Mais que faire une fois les pots vides ? Après quelques hésitations, Victor se lance à la découverte du monde, en utilisant tous les moyens de transport possibles.
Centrée sur Victor, chronologique avec des ellipses foudroyantes, l'histoire est très expressive, narrée à la façon d'un conte. Un peu absurde, elle finit (inévitablement) de manière heureuse et s’accompagne pour l’occasion d'une leçon de vie explicite. La métaphore filée est limpide, pour ne pas dire commune : une vie sans surprises et sentiments, comme tracée par des rails, n’a que peu d’intérêt. En donnant une dimension drôle, tendre à l’album, ce sont le rythme spécialement vif du texte et les grandes illustrations à la peinture de Maurizio A.C. Quarello qui emportent le lecteur. Des scènes de la fin parisienne rappellent L'Indien de la Tour Eiffel de Fred Bernard et François Roca, et, en effet, la patte de l'illustrateur se rapproche du duo français. Les personnages exagérés, à la limite de la caricature, évoluent au sein d'une nature et d'une ville volontiers envahis par des éléments de symétrie, semblables à des rails... Tout fait sens dans ce bel ouvrage et concourt à le rendre marquant.
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