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Tu ne sais rien de l'amour

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 15 ans
: 9782364749269
15.90
euros

L'avis de Ricochet

La vie de Nicolas est singulière : ayant vécu toute son enfance avec sa voisine Malina, il s’est retrouvé son « fiancé » à l’adolescence, sans avoir jamais vraiment été amoureux. D’ailleurs, l’histoire a dû mal finir, puisque nous découvrons dans les premières pages un narrateur étudiant en médecine, seul. Lors d’une nuit d’insomnie avant une garde à l’hôpital, en compagnie de Juliette rencontrée dans la rue, Nicolas nous raconte son parcours. Des parents boulangers très occupés, une jolie fille pour sœur-amante, le père malade, guéri, à nouveau malade, la mère qui s’échappe régulièrement… Peu à peu, les relations entre les quelques personnages se dessinent subtilement, jamais telles que le lecteur les aurait pensées.

Peut-être davantage que le récit de l’amour déclinant envers Malina, j’ai apprécié le récit intense de la disparition du père, homme taiseux, travailleur, qui cachait ses émotions. Mikaël Ollivier réussit parfaitement et malheureusement à rendre compte des soubresauts d’une mort annoncée. Les personnages gravitent autour de cet événement central, loyaux mais faillibles, terriblement humains. Je vous laisse alors découvrir le secret de la mère, qui donne tout son romanesque au livre… Pas si anodine, la jolie figure du chien Hoshi sert aussi de fil rouge à la trajectoire de Nicolas, vers une libération et une vie d’homme. De ce roman très abouti dans lequel chaque événement s’emboîte avec un autre, on retiendra que l’amour, oui, c’est définitivement compliqué, mais définitivement essentiel.

Présentation par l'éditeur


Malina et Nicolas, les "petits fiancés" sont promis l'un à l'autre depuis leur plus tendre enfance. Dans leur famille, au lycée, au tennis, tout le monde les voit comme un couple qui va durer pour toujours. Ils ont grandi ensemble, Malina est venue habiter chez Nicolas après la mort accidentelle de sa mère, ils ont partagé la même chambre, le même lit, naturellement. Pourtant, à l'adolescence,