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Trois sœurs rivales

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 15 ans
171 pages
: 9782362663338
7.90
euros

L'avis de Ricochet

Elles sont trois sœurs vivant dans un château de province, avec leur vieux père, aristocrate rétif à toutes les nouveautés de ce milieu de XIXe siècle. En âge de se marier mais innocentes de toutes les affaires de cœur, elles reçoivent avec émotion la visite du pupille de leur père, Paul de Vaudrey. Henriette l’aînée calculatrice, Renée la sage et Gabrielle la plus jeune romantique rivalisent afin de s’attirer les faveurs du jeune homme. Par un savant jeu, c’est Henriette qui aura l’époux contre une dot monumentale. Gabrielle croit en mourir de déception. C’est alors qu’un vieil ami de son père, monsieur de Morgnes, s’intéresse à elle. Elle cède pour mieux s’enterrer. Renée reste célibataire et observe les mariages de ses sœurs au fil des ans. Aucune ne sera heureuse, évidemment…

Le texte est paru en feuilleton en 1861, mais la lecture in extenso ne ressent pas forcément le découpage. Marie-Louise Gagneur, autrice oubliée (« plumée », selon le titre de la collection), propose un discours résolument féministe pour son temps. Il s’agit de montrer l’inconsistance de l’éducation des jeunes filles de bonne famille, l’injustice totale des contrats de mariage, et in fine la bêtise cupide des hommes… Elle utilise une fiction hyper romanesque qui plaira à tous les lecteurs et, ce faisant, démontre par l’exemple, donnant même à son narrateur (omniscient, avant un « je » inconnu final) les temps de petits paragraphes à thèse. Le ton est vif, le vocabulaire et les tournures bien sûr d’époque. Une découverte extrêmement intéressante et une nouvelle collection à signaler particulièrement.

Présentation par l'éditeur

Henriette, Renée et Gabrielle vivent avec leur père le baron de Charassin au château de Domblans où elles s’ennuient à leurs travaux d’aiguille. Les trois sœurs, isolées à la campagne, ignorent tout des tourments amoureux et des manipulations dont sont capables les coureurs de dot. Aussi, quand M. de Vaudrey arrive au château, il comprend très vite qu’une bonne dot lui est acquise et qu’il ne lui