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Temps de chien pour les requins

Sélection des rédacteurs
Valérie le Plouhinec
Roman
à partir de 10 ans
: 9782361932329
14.50
euros

L'avis de Ricochet

Oliver, petit Australien de dix ans, est le fils d'un riche couple de banquiers. Loin de s'intéresser à la bourse, faisant fi des cadeaux dont on le couvre, il rêve simplement d'un chien avec lequel s'amuser. Il en a repéré un, adorable, à l'animalerie du centre commercial. Mais voilà que son ancienne gouvernante, licenciée par son étouffante mère il y a quelques années, kidnappe l'animal ! Elle réclame 11 000 dollars à Oliver, soit la somme qu'elle avait investie et perdue dans la banque de ses parents.
Le petit garçon est partagé entre sa compréhension du désespoir de la femme – elle doit sauver un élevage de seize dromadaires, sans eau ni nourriture dans le désert – et son amour pour le chiot qu'il a déjà baptisé Barclay. Dans les deux cas, il va lui falloir trouver l'argent. Ses parents ? Inaccessibles, préoccupés par une crise financière imminente. Ses économies ? Il a beau être fils de millionnaires, il ne dispose pas d'une telle somme. Alors, Oliver s'improvise apprenti-banquier dans la cour de son école. Mais il oublie quelques règles de base...

Avec un narrateur externe qui a clairement pris position, le roman déborde de la naïveté et de l'amour simple du jeune héros. Ses réflexions (usage du discours indirect libre) sont évidemment pleines de bon sens et ses actions d'une remarquable régularité, pour ne pas dire loyauté. Bref, face à des adultes incohérents – les parents qui ont perdu leur âme, la gouvernante acculée qui panique –, et malgré son impuissance, ce petit bout d'homme incarne la voie de la raison, et de la sagesse.
Le procédé relativement classique d'éclairage critique sur notre société à travers un enfant prend une dimension supplémentaire avec les choix de l'histoire : un chien-otage, des dromadaires, des rebondissements échevelés... On a l'impression de nager dans le farfelu, pour un effet qui amuse et qui souligne encore une sorte de folie humaine généralisée. Les parents constituent une figure étrange et presque hybride, « requins » de la finance qu'on a envie de haïr, pourtant capables de sentiments aimants envers leur fils unique. La fin radicale choque puis réjouit : Morris Gleitzman va jusqu'au bout de son piquant réquisitoire contre le monde bancaire emballé, forçant le jeune lecteur à réfléchir derrière le sourire et l'aventure. Unique et profondément juste, donc essentiel.

L'avis des internautes

Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs
le 02/26/2015 21:39

ce livre est assez bizarre parfois on ne comprend pas très bien mais c'est pas mal quand même j'ai quelques reproche a faire sur certaine phrase assez bizarres mais ce n'est pas mal l'histoire est assez original.
Bonne lecture.

Présentation par l'éditeur

L’histoire semble-t-il banale d’Oliver, 10 ans, dont le rêve est d’avoir un chien. Mais voilà, la vie d’Oliver
est loin d’être banale : ses parents, propriétaires d’une grande banque, sont immensément riches,
et ne veulent pas d'un cabot sur leurs tapis d'Orient. Alors lorsque son ancienne gouvernante, Nancy, kidnappe et menace d’exécuter le chien de ses rêves s’il ne récupère pas 11000 dollars