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T'arracher

Grands romans
Roman
à partir de 16 ans
: 9791035200763
13.80
euros

L'avis de Ricochet

Lou fait face à son premier chagrin d'amour : celui qu'elle appelle « Toi » l'a laissée sans défense, aussi bien au lycée que sur sa page Facebook. En proie à une intense fatigue, noyant son chagrin dans l'alcool et le sexe, la jeune fille est pourtant sommée de passer son bac et de décider de son avenir professionnel. Dans un long dialogue intérieur, elle nous raconte crûment ses désillusions et la façon rampante, laborieuse, dont elle fait finalement face.

Claudine Desmarteau écrit comme elle dessine, en allant au fond des choses avec une brutalité approchant très très près l'âme humaine sans son joli surmoi. Aucune vulgarité ici, juste la vérité. Lou souffre, Lou déteste, Lou hésite, et elle le dit comme elle le pense, au moment où elle le pense, et à qui se trouve devant elle : parents rejetés, meilleure amie doudou, profs pas contents (le grand frère trop sage est épargné).

Au-delà d'une langue parlée qui envoie des coups dans les murs, l'héroïne est franchement lucide, mature. L'idée de la faire souffrir d'une péricardite, une inflammation proche du cœur, apporte une sorte de touche romantique très bien vue. A la fin du livre, Lou n'aura pas retrouvé sa joie de vivre. Mais elle aura passé outre le fameux « Toi » et choisi une voie artistique qui lui convient. Le monde des adultes lui tend les bras… nul doute qu'elle saura les lui casser de toute la force de ses mots.

« La petite Lou joyeuse et insouciante qui kiffait pleinement l'instant présent, je l'ai perdue moi aussi. Je me demande à quel endroit, à quel moment précis elle s'est évadée dans la nature. Je crois que c'est Toi qui, violemment, m'a arrachée à l'enfant que j'étais. » (p. 30-31)

Présentation par l'éditeur

Lou est en terminale. Avant, les copains, les copines, les fêtes le week-end, les bavardages déconnants avec Sacha, sa meilleure amie, faisaient son quotidien. C’était bien. Maintenant, elle est anéantie par un chagrin d’amour, une absence qui l’obsède, un chagrin incandescent qui la ravage. Que dire des inscriptions sur APB, alors que la vie n’a plus d’importance. Jour après jour, Lou renoue avec