Aller au contenu principal
Espace publicitaire
Fermer

Rechercher un livre

Philo mène la danse

Roman
à partir de 6 ans
Réédition
: 9782362661280
7.00
euros

L'avis de Ricochet

Philippe dit Philo, sage élève de fin de primaire, a tellement besoin d’avoir des copains qu’il ne sait pas dire non. C’est ainsi qu’il se trouve engagé dans une équipe de foot parce que les garçons, « ça aime le foot ». Les garçons oui, mais Philo n’apprécie pas les entraînements musclés, ni les matchs même gagnés. Pour résumer, il refuse aussi bien l’esprit d’équipe que l’esprit de compétition et il ne marche pas dans l’histoire collective que parents, adultes et enfants se jouent dans le nom de « fous de foot » qu’ils se donnent.
Philo, l’intellectuel décrit avec une ironie grinçante les pratiques d’entraînement : valeur de la souffrance et vision de combat que son père minimise au profit de l’entraide, de la solidarité et de l’épreuve vécue en commun. Le garçon détaille les odeurs, les bleus, les coups bas et il subit son choix. Les passages où il critique l’attitude béate des mères supportrices émues ou l’hymne composé par le père d’un gamin sont très drôles.
Tout va changer pour lui, avec la rencontre de Lorette, sœur d’un copain et passionnée de modern jazz. Avec l’attachement qu’il éprouve pour elle et le projet pédagogique de la maîtresse construite autour de la danse, Philo va oser dire que le foot pour lui, c’est fini… Cela ne se fait pas sans difficultés tant du côté de son père que du côté des copains.

Récit linéaire, Philo raisonne sur son expérience et offre sa réflexion aux jeunes lecteurs. Beaucoup de remarques sur la vie de groupe, les stéréotypes sportifs, tapent juste au risque de la caricature et du stéréotype inverse, la danse comme lieu idyllique. Humour et volonté de prouver se partagent ce roman. L’écriture alerte de Séverine Vidal permettra peut-être aux jeunes lecteurs de réfléchir à ce qui motive ce qu’ils croient être leurs choix.

Présentation par l'éditeur

J’ai dit oui. J’ai encore dit oui, comme à chaque fois. « Philo, tu seras là samedi, pour le match retour ? » Oui je serai là, avec mon ridicule short fluo qui flotte sur mes petites jambes toutes blanches. Et je supporterai comme d’habitude les blagues idiotes de Karl, l’odeur des vestiaires après le match, la boue sur les genoux, les mamans qui crient sur le bord du terrain comme si leur fils