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Pas de géant

Sélection des rédacteurs
Album
à partir de 3 ans
: 9782372730501
14.00
euros

L'avis de Ricochet

Deux bottes vertes, vues de dos, affrontent quelques herbes. Pas de géant, selon le titre, raconte ce que découvrent les deux pieds chaussés de vert que l’on voit sur la couverture. L’album joue sur la disproportion entre les éléments naturels représentés, minuscules, la taille de l’enfant découvreur et celle de l’adulte qui intervient en fin de parcours.

Le narrateur, qui parle à la première personne, transforme sa balade en théâtre d’aventures. Est-ce à son casque - bonnet qu’il doit la dimension belliqueuse de ses découvertes ? « Combat féroce », « monstres piquants », « hélicoptères » construisent un univers épique démenti par le réalisme épuré, poétique d’Anaïs Lambert qui enchante la nature découverte par sa précision. Le narrateur se voit en aventurier d’un monde nouveau, où les caravanes de fourmis conduisent à l’exotisme des ours et des éléphants. Le voyage est ascensionnel, il va du plus petit au plus grand, le monde naturel côtoie le merveilleux et lorsque le « géant » intervient, il y a un subtil mélange de réel représenté et d'imaginaire rêvé qui se résout dans la chaleur de la maison familiale.

A la manière d’Ann Jonas dans Le safari, mais pour de plus jeunes enfants, Anaïs Lambert traite ce sujet ténu et riche avec beaucoup de finesse, ses couleurs transparentes, ses reprises (bonnet de l’enfant, pull du père, coussin du canapé), les éléments vus de près ou de loin (tuyau d’arrosage, plantes du jardin), le traitement des caractères et les liens introduits entre les personnages construisent un univers heureux où il fait bon vivre. Une belle découverte.

Présentation par l'éditeur

Un matin, un enfant enfile ses bottes et part à la découverte du monde. Là, il assiste à un combat féroce, à une course folle, il capture des monstres piquants, enjambe des rivières, des forêts entières...

Ces "pas de géants" qui s'invitent au jardin nous font redécouvrir la nature avec les yeux de l'enfance. Chaque élément du jardin est disproportionné par l'imaginaire enfantin. Les bogues de